Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 311

qui se termine presque en pointe. Tels sont le numéro 10 et le numéro
12 de la planche XXXII ; mais le premier de ces deux vases a une as-
siette qui lui permet de reposer à terre en équilibre ; il en est de même
du numéro 24 de la planche XXXIV. Par contre la panse n'est pas accusée
dans ce même numéro 10, le plus grand spécimen de ces sortes de vases ;
elle commence à l'être au numéro 12, elle se renfle un peu plus au nu-
méro 28 de la planche XXXIV, devient très visible au numéro 24 et se
montre avec évidence au numéro 11. Ces vases que j'ai trouvés en nom-
bre relativement considérable recevaient des offrandes d'objets réduits
préalablement en cendres; puis ils étaient fermés par une large assiette
qui entrait dans le vase par l'ouverture jusqu'à ce qu'elle fût plus large
que la panse : alors pour empêcher l'air d'y pénétrer on lutait tout le
pourtour du vase, non pas avec de la terre, mais avec de la chaux, et cette
chaux était devenue si dure qu'il fallut toutes les précautions imagi-
nables pour l'enlever sans briser l'assiette ou le vase. Chose étonnante,
mais réelle ! les cendres introduites dans le vase étaient sans doute
chaudes au moment de l'introduction, et le vase les avait maintenues
dans un état de chaleur encore très sensible, car lorsque je les eus
ouverts, je fus fort surpris de voir que cette chaleur était plus élevée
que celle de ma main. Les types des assiettes qui avaient servi à cette
fermeture sont représentés aux numéros 7, 20, et 22 de la planche
XXXIV.

Après ces vases viennent se ranger les vases que je nommerai cy-
lindriques d'après leur ressemblance avec les vases de même forme
en pierre. Tout d'abord, le numéro 15 de la planche XXXII, celui qui
se rapproche le plus près de la forme cylindrique,, avec un rebord
sous le col, mais sans cordelette et sans courbure de la ligne. Il a des
défauts de fabrication très visibles, puisque la ligne de droite en le
regardant s'infléchit et rentre d'une manière fort disgracieuse. A l'op-
posé se trouve le numéro 13, un vase très grossier, de terre très ordi-
naire, qui monte tout droit sans col, sans cordelette et sans rebord.
Le vase qui porte le numéro 16 à la planche XXXIV, est un vase
qui ne mérite le nom de cylindrique que par à peu près, car il n a pas un
fond qui lui permette de reposer avec stabilité. Il a un col à peine m-
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