Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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3l2 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

diqué et de chaque côté du col la ligne s'infléchit d'abord, puis se
renfle le long de la panse d'une façon qui ne manque pas d'une gros-
sière élégance. Les numéros 16 et 18 sont des vases restés à l'état
primitif, tels qu'ils sortirent des mains du potier novice et inexpéri-
menté qui les fit : ils sont en terre, n'ont pas reçu de cuisson et ne
peuvent témoigner que de la piété pauvre de ceux qui les apportèrent à
Osiris. Cependant chez les deux derniers il faut noter la rentrée de la
partie supérieure très visible chez l'un, et à peine accusée chez l'autre
par suite de bris.

Après ces vases cylindriques delà planche XXXÏV, viennent les gar-
goulettes numéros 18 et 29, de la forme et de la terre encore usitées de
nos jours, ne pouvant se tenir que dans une écuelle destinée à rece-
voir l'eau que laissera passer la terre poreuse.

Le numéro 8 de la planche XXXIV représente un vase très grossier
de matière et de cuisson, mais qui par sa forme sort de l'usage ordi-
naire en Egypte. Il aurait la forme évasée des gobelets en onyx qui
furent trouvés dans le tombeau de Set et de Horus; mais il en est diffé-
rencié par une sorte de base qui se détache de l'endroit où la ligne
cesse de s'infléchir pour se renfler un peu J'en rapprocherai les nu-
méros 4 et 7 de la planche XXXII qui ne lui ressemblent que par la
forme peu usitée en Egypte. Le premier de ces vases a la forme de nos
actuelles coupes que nous mettons au-dessus des piliers de maçonnerie
de chaque côté d'une grille forgée, servant d'entrée à une maison de cam-
pagne. Le vase proprement dit est élevé sur un pied, il se renfle subi-
tement et s'infléchit comme les urnes; mais il monte droit trop long-
temps, quoiqu'il ait les deux oreilles ordinaires : par conséquent il
est trop haut. Le second est monté aussi sur une base qui s'élargit à
mesure qu'elle s'élève vers le milieu du vase où les deux oreilles s'at-
tachent; mais dès que les oreilles sont attachées, le haut du vase s'élève
droit à peu de chose près, quoique l'ouverture en soit un peu moins
grande que le milieu par suite de l'infléchissement de la ligne allant à
l'ouverture. Ces deux vases sont aussi grossiers l'un que l'autre, si l'on
ne considère que la matière, quoiqu'ils aient été faits au tour, ils sont
évidemment l'offrande d'une personne peu fortunée; mais on y décèle
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