Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

Seite: 315
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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 315

Le nombre des vases que j'attribue à l'époque préhistorique ou an-
téhistonque, et qui sont reproduits dans les planches qui accompa-
gnent ce volume sont au nombre de vingt. J'en ai trouvé bon nombre
d'autres qui auraient tout aussi bien pu figurer dans les planches que
ceux que j'y ai reproduits; mais, outre que je ne les possède pas tous,
puisqu'une partie est restée au milieu de Gizeh, je ne pouvais prétendre
remplir mes planches de vases semblables à peu de chose près et ne
se différenciant entre eux que par leurs défauts, et j'ajoute qu'on ne
peut pas, que l'on ne doit pas me le demander. J'ai choisi les types
que j'ai estimés bons à reproduire, parce qu'ils me paraissaient différer
entre eux d'une manière assez visible, d'abord pour que je le visse et
pour que d'autres le vissent ensuite, comme je l'avais vu. Je crois, en
effet, que l'examen détaillé de toutes les poteries que j'ai trouvées, si
jamais on le fait, ne peut trouver sa place que dans un ouvrage spécia-
lement consacré à l'histoire de la poterie en général, ou de tel genre
de poterie en particulier. On m'a reproché de divers côtés d'avoir re-
produit, dans les volumes précédents de ce rapport, des vases brisés
qui n'offraient aucun intérêt pour le lecteur; on m'a dit qu'il eût été de
beaucoup préférable de ne donner dans mes planches que les beaux
vases intacts qui n'y sont qu'en petit nombre. Certes en effet, cela eût
été mieux pour le lecteur superficiel; mais si j'ai reproduit tant de
fragments, c'est que j'estimais cette publication utile pour l'histoire du
travail et pour l'intelligence des résultats obtenus par les artistes égyp-
tiens. Ma conduite n'a eu précédemment et n'a encore en ce présent
volume que ce mobile qui m'a exposé aux critiques de lecteurs légers,
mais qui, j'espère, sera compris des lecteurs sérieux.

Les dix-neuf vases dont il s'agit dans ce paragraphe peuvent se divi-
ser en deux grandes catégories faciles à distinguer : les vases hauts et
les vases bas. Je n'en ferai entrer que quatre dans la seconde catégorie,
car les vases de forme haute n'ont pas nécessairement une grande
hauteur. Les seize autres que je rangerai dans la première catégorie
sont en effet de hauteur très inégale, mais ils sont tous de la forme
que j'appelle haute, c'est-à-dire que leur axe vertical contient un
nombre de fois assez grand leur axe horizontal.
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