Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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318 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

vase tient de lui-même, ce que ne font pas les jarres. Le potier y a laissé
aussi sa marque en appuyant le pouce, comme je l'ai dit plus haut.
Des deux derniers vases rappelant le type des jarres, le premier, le 13,
a l'ouverture large des précédents et le rebord est à peine marqué. Le
col au contraire est accusé et assez large pour le vase. La panse com-
mence de suite après le col, mais elle n'atteint son maximum que plus
lentement et la ligne d'infléchissement qui descend moins rapidement
que dans les jarres proprement dites ne s'arrête pas à une assiette
stable, mais semble contourner le vase par en dessous pour se relever
graduellement de l'autre côté, si bien que le vase est complètement
instable. Le quatrième, le 2, plus élégant, de meilleure facture que le
dernier, en diffère parce qu'il a un rebord qui recouvre le col ; ce col
descend perpendiculairement jusqu'à la naissance de la panse qui est
beaucoup plus proéminente que précédemment, et par conséquent la
ligne d'infléchissement descend plus rapidement et contourne presque
le vase qui ne peut non plus se tenir debout et qui devait être planté
dans le sable.

Peut-être serait-il possible de rapprocher le numéro 9 de la même
planche du type de la jarre, et alors nous aurions un autre essai pour
se délivrer de cette forme. Le vase qui est représenté en ce numéro
a en effet sa partie inférieure traitée à la manière des jarres ; la partie
supérieure, de beaucoup la moins longue, semble avoir été rapportée
à la première par la simple cuisson succédant immédiatement à la con-
fection de la poterie, car l'angle formé par la ligne qui se renfle du cou
et la ligne qui s'infléchit de la panse est très aigu.

Le numéro 8 nous montre un vase cylindrique, sans col et sans rebord,
plus évasé un peu à l'ouverture qu'à la base, ayant une assiette ferme.
Si je l'ai reproduit ici plutôt qu'un autre de même forme, c'est que sous
l'influence de la chaleur extrême occasionnée par l'incendie, il s'est
vitrifié en partie, tout en conservant intact le côté qui n'était pas tourné
vers le feu. D'ailleurs on trouvera deux autres spécimens de ce genre
de vases aux numéros 3 et 4 de la planche XXXIV; le premier, plus
haut, moins évasé, est fait avec une maladresse très grande que l'on ne
peut guère attribuer à d'autre cause que le manque d'habileté par
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