Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 343

sont entassés les pains ronds, oblongs, puis les oies troussées, et par
dessus encore de chaque côté d'un vase à liquide des parties de vic-
times égorgées et dépecées. Au milieu, entre cette table d'offrande et les
trois colonnes hiéroglyphiques de gauche, est le personnage assis sur
un siège. Ce siège a été placé sur une natte de roseaux comme on en
voit notamment sous le siège d'Osiris dans la chambre voûtée consacrée
à ce dieu au temple de Séti Ier en Abydos, et comme le montrent les trois
lignes que représentent les liens de la natte en avant des pieds du per-
sonnage. Le siège est le siège ordinairement employé pour les morts de
qualité : il est large, à dossier très bas et il a des pieds en forme de pieds
d'animal, ceux de devant appartenant sans doute à un autre animal que
ceux de l'arrière, car ceux-ci ont la forme d'une cuisse de taureau. Sous ce
siège est un vase à huile. La traverse du cadre du siège est remarquable
en ce qu'elle avance en arrière du siège et forme une fleur de lotus.
Le personnage assis est vêtu du long jupon prenant à la ceinture et
descendant jusqu'au moment où il va rencontrer la cheville de la jambe et
s'arrêtant un peu au dessus. Le reste du corps est nu sauf la tête, qui est
coiffée d'une coiffure imitant ce que l'on appelle le casque de guerre, et
la poitrine est ornée d'un collier. L'assiette du personnage est curieuse :
le bas du corps placé sur la chaise est d'aplomb, le buste est de trois
quarts et la figure de profil. La main gauche fermée est appuyée sur la
poitrine, et la droite ouverte est tendue vers la table. Derrière le per-
sonnage sont trois lignes d'hiéroglyphes contenant les noms du père,
de la mère et des enfants pour lesquels cette offrande propitiatoire avait
été faite, parmi lesquels il y en avait un qui s'appelait Nés Min; la mère
se nommait Takhart. D'où l'on peut conclure que cette table ne datait
pas de l'Ancien Empire, malgré certains détails de la scène qui ten-
draient à le faire croire, mais de la XXIIIe dynastie ou des suivantes.
Et maintenant si l'on veut se reporter au premier volume de ce compte
rendu, on verra à la page 159 que le texte inscrit sur la table d'offrande
dont je n'ai pas publié la représentation était exactement le même que
celui de la présente, sauf quelques signes qui sont échangés comme

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