Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 347
apparaît encore sur la phototypie. Le personnage au nom duquel on
l'offrit a une figure finement sculptée. Il porte la barbe postiche, ce
qui est un cas assez rare parmi les statuettes funéraires et il est coiffé
de la coiffure royale. Il se nommait Thouti.
L'inscription est aussi donnée plus haut.

Il y avait une troisième statuette très vulgaire qui est représentée à la
pl. XXX, numéro 1 ; mais elle ne portait que quelques signes indistincts.

A ces statuettes je rattacherai les trois petits monuments votifs sui-
vants, représentés aux numéros 13, 14 et 15 de la planche XXX. Le
lecteur, s'il veut se reporter au premier volume de cet ouvrage, trou-
vera à la planche XXXI la représentation d'un caillou sur lequel on
avait à force de travail gravé l'image de la déesse Isis, accroupie à terre
et portant sur sa tête le signe hiéroglyphique servant à écrire son nom.
Ce sont trois cailloux semblables que j'ai trouvés pendant la troisième
campagne. Le numéro 13 représente la déesse comme sur le caillou
précédent dans la posture ordinaire des personnages accroupis; elle
est devant une table d'offrande grossièrement faite et réduite à sa plus
simple expression. Au numéro 15 elle n'est plus accroupie, mais assise
sur un siège à dossier et d'apparat, elle est coiffée de son signe hiéro-
glyphique et elle tient sur ses genoux son fils Horus qu'elle allaite.
Le numéro 14 nous fait assister à un acte d'adoration fait par un prêtre
ayant un genou en terre et l'autre relevé, tendant les mains en avant
comme font ceux qui adorent une divinité quelconque : devant lui sont

gravés les caractères 1 \\ ^Êjê^&& O : le premier prophète
d'Anhour (Hor-)siîsit. Si je voulais arguer de la posture du personnage
et du déterminatif qui accompagne son nom, je pourrais dire que ce dit
personnage était venu faire ses dévotions au tombeau d'Osiris; que
s'il n'a pas employé le déterminatif ordinaire des défunts, ainsi que
l'épithète composée qui accompagne toujours le nom du décédé, c'est
qu'il était encore vivant, et je ne vois pas trop ce que l'on pourrait
m'objecter.

Je ferai entrer dans ce paragraphe deux objets qui, s'ils sont votifs,
l'ont été à un autre point de vue que le précédent, car ce sont des
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