Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

Seite: 348
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1904bd3_1/0368
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
348 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

armes et elles auraient pu servir. Ces objets sont représentés aux
numéro 4 de la planche XXX et \ 1 de la planche XXIX. Ce sont deux
massues en pierre, dont l'une est complète et l'autre a été brisée, je ne
sais pour quelle cause. Celle qui est intacte a été photographiée du côté
où on l'emmanchait, comme le montre le trou qui rendait possible cet
emmanchement, lequel trou est plus évasé à l'extérieur et se rétrécissait
à mesure qu'il pénétrait dans l'arme, et comme le montre aussi la
massue brisée : toutes deux s'emmanchaient par le petit bout de l'arme
de manière à ce que cette arme terrible eût toute sa force quand elle
frappait la tête des ennemis. Ces deux massues avaient trouvé place
parmi les offrandes au même titre que les pointes de flèches en silex,
en cristal, que les flèches encore tout agencées que nous aurons à
examiner plus loin. Cependant je ne crois pas que ces armes appar-
tiennent à la même époque que les objets que je viens de mentionner.
Je n'examine point ici la question de savoir comment et pourquoi on
avait ainsi accumulé des armes, même votives, dans le tombeau d'un
dieu que la légende représentait comme éminemment pacifique : cette
question recevra la réponse qu'elle doit recevoir, quand j'aurai examiné
toutes les armes que j'ai trouvées au cours de la troisième campagne.

VI. — Coffret en bois du roi Tout-ônekh-Amen et son contenu.

J'ai déjà dit plus haut, p. 43, comment j'avais trouvé en un seul jour
quatre grands vases lutés et comment les ayant emportés dans ma mai-
son et les ayant ouverts, j'en trouvai trois ne contenant rien autre
chose que des cendres mélangées de sable et des restes carbonisés
d'arbuste, tandis que le quatrième était rempli tout entier par un objet
de bois doré et par des étoffes Je n'ai point l'intention d'insister ici
sur la manière dont était fait le coffret : il me suffira de dire qu'il était
bombé comme le montre la partie convexe qui a des tenons qui l'as-
semblaient avec Fun des petits côtés du cadre rectangulaire du coffret,
et j'ajouterai que probablement le bois appartenait à un sycomore, selon
le fragment rongé par le sable et vermoulu qui est un numéro 2 de la
planche XLI1I. Ce bois avait été recouvert d'une mince étoffe sur
laquelle on avait étendu du plâtre et le plâtre qui avait déjà reçu l'em-
loading ...