Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 349

preinte du personnage que l'on avait représenté au milieu de ses
offrandes et de ses insignes avait été recouvert à son tour par une
mince couche d'or en feuille et avait repoussé l'or en ses parties mode-
lées. Le pharaon oblateur était représenté vêtu de ses plus beaux habits
de cérémonie comme on le voit par son jupon empesé et par son étole;
mais ce vêtement ne partait que de la ceinture et tout le buste était
nu et seulement recouvert par les nombreux colliers qui ornaient le
cou et tombaient sur la poitrine ; la tête a disparu ; mais on en avait
encore le bas et le bras droit était tendu comme s'il tenait une arme,
ainsi que le syllabique qui se voit en dessous et qui devait être le
commencement de l'inscription, le laisse entendre d'ailleurs, car c'est
le mot consacré pour l'action de prendre une arme quel-
conque. Le nom du pharaon se lit en entier sur une des
parties qui ne sont pas représentées dans la planche ;
mais on peut le voir encore dans le fragment représenté ci-
contre.

Ce coffret était rempli de fragments ou d'échantillons d'étoffes telles
qu'on en habillait les momies les plus soignées, et de fait il est dificile
de voir des étoffes plus fines que celles qui sont représentées à la
planche XLIII et qui sont venues en blanc. Il y en avait d'autres qui
paraissent derrière les premières et qui, quoique fines, le sont cepen-
dans beaucoup moins que les premières. Ce sont des étoffes de coton
comme il est facile de s'en assurer au toucher et elles sont encore dans
leur neuf quoiqu'elles aient du être blanchies, car autrement elles ne
seraient pas aussi moëlleuses à la main qui les touche. C'est de ces
étoffes que devaient être vêtues les femmes égyptiennes dont on aper-
çoit le corps caché sous la transparence du vêtement.

Il est bien regrettable que ce coffret ne nous soit parvenu qu'en mor-
ceaux, car nous aurions en lui un spécimen admirable du savoir faire
des artistes égyptiens ; mais les regrets ici, comme ailleurs, sont super-
flus et nous devons nous contenter de ce que nous avons.

Je termine ici ce chapitre qui n'aura pas le moins de poids dans la
démonstration finale que le tombeau central caché sous la grande col-
line était celui d'Osiris. Avec lui, l'examen des objets qui certainement
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