Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

nouit d'une manière qui peut paraître hâtive et trop subite, mais qui ce-
pendant ne manque pas d'élégance. Le troisième a une ligne gracieuse
qui descend du bord jusque près du pied et qui alors ressort doucement
en élargissant la base : cette ligne se voit un peu amorcée dans le vase
numéro 15 de cette catégorie ; mais elle n'apparaît aucunement dans le
vase qui porte le numéro 10. Au contraire dans le vase de mortadelle,
la ligne qui descend du bord, un peu trop prononcé dans son évasement,
s'infléchit gracieusement d'abord ; mais arrivée au point où elle devrait
ressortir, elle descend directement à la base, ce qui enlève un peu d'élé-
gance à la forme du vase.

Il y a aussi clans cette catégorie un petit vase cylindrique représenté
au numéro 3 de la planche XXIV. C'est le plus petit vase qu'il m'ait
été donné de voir: il est liguré en dessous sur l'envers d'une écuelle
qui lui sert de support : il est en serpentine et c'est merveille qu'on ait
pu le creuser. Un second était un vase en onyx qui devait avoir assez
belle allure, si l'on en juge par sa ligne de droite; malheureusement
il est cassé et je n'ai pu lui rendre sa forme primitive parce que rien
n'indiquait la hauteur du vase. Un troisième a une ligne élégante qui
s'infléchit d'abord et se relève ensuite avec beaucoup de grâce ; mais si
la forme en est élégante la matière n'est pas trop belle.

A côté de ces petits vases cylindriques, je dois mettre le vase numéro
2 de la planche XXIII qui se rapproche plus du type jarre que des autres
lypes rencontrés jusqu'ici au cours des fouilles d'Abydos, mais qui est
presque exactement semblable aux deux petits vases votifs avec chaî-
nette en or rencontrés la première année'. Celui-ci a une forme plus
élancée et plus gracieuse. Les oreilles cylindriques sont bien posées et
bien percées pour recevoir la corde qui servait à le porter.

Les écuelles, au nombre de cinq, sont représentées aux numéros 10,
11, 13, 15 et 10 de la planche XXIV. L'une d'elles est renversée pour
servir de piédestal au petit vase cylindrique en serpentine, comme je
l'ai dit plus haut. Ces cinq écuelles sont de cinq matières différentes,

1. E. Amélideau : l.cs nouvelles fouilles d'Abydos, 1895-1896, compte-rendu in extenso
p. 8(> et planche VIII, le dernier vase à droite dans la première rangée, el le second à
gauche de la rangée supérieure.

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