Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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362 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

de toute protection derrière, Kha ». M. Pétrie a trouvé plusieurs exem-
plaires plus ou moins complets de cette inscription : dans deux de ces
exemplaires le rectangle a l'indication de la porte par laquelle on entrait
dans la demeure représentée par le rectangle '; ici il manque, comme il
manque d'ailleurs dans les trois autres exemplaires trouvés par
M. Pétrie. J'admets volontiers que le rectangle signifie la maison, ou
une partie de la maison funéraire, que le prêtre appelé ici gardien (?)
[khentï) exerçait la fonction du culte qu'il rendait au roi Qa, car c'est de
lui qu'il s'agit; mais je ne saurais être satisfait de la traduction de mai'
son ou salle de toute protection derrière : si l'auteur de cette traduction
est content de son œuvre, c'est que vraiment il n'est pas difficile, qu'il
a voulu traduire à tout prix. Je ne l'imiterai pas et j'attendrai que de
nouveaux documents nous indiquent à la fois quels sont avec certitude
les hiéroglyphes et quel sens ils peuvent avoir. Ce qu'il y a de certain,
c'est qu'il s'agit, non d'une résidence quelconque, mais d'une partie du
tombeau.

Le numéro 13 de la planche XXI est strié, ce semble, par de petites
lignes perpendiculaires au sens de la hauteur. Les numéros 16 et 17 sont
les restes d'objets en pierre polie : ils représentent les talons des objets.
C'est, je crois, la première fois que de semblables objets, même fragmen-
taires, ont été trouvés en Egypte. Le numéro 20 est un fragment remar-
quable par le col et par l'angle que ce col formait avec la naissance de la
panse. La forme de ce vase n'est pas inconnue, mais elle est très rare; et
je crois qu'on l'a seulement trouvée en Abydos, à Om el-(ia'ab. Le frag-
ment 21 nous offre sans doute une variante de la même forme, mais moins
trapue et par conséquent plus élégante et plus agréable à l'œil; mais la
forme du vase peut avoir différé de celle du vase précédent et n'avoir
été qu'une forme analogue. Sa plus grande élégance provient de la pro-
fondeur de la ligne courbe du col et de l'inflexion gracieuse de cette courbe
en arrivant à la panse et à la bordure du col. Le fragment 22 ne devait
pas faire partie d'un vase : peut-être n'était-ce qu'une schiqfaiah usée
par le frottement et presque polie : la pierre elle-même est d'un aspect

1. YV. M. Flinders Pétrie, op. cit., pl. VIII, no 12 et pl. IX n° 2. — Cf. aussi pl. IX,
n" 1 et ri où la porte n'est pas indiquée.
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