Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 365

gner un individu, ou encore que le nom de l'individu eût été confondu
avec son nom de double. Quand on veut remonter par la réflexion à ces
temps lointains et primitifs, on est tout naturellement amené à penser
qu'il en fut ainsi. Pour le cas présent, le nom de double du roi enterré
à Neggadeh étant Ahâ, comme on n'en a pas trouvé d'autre, on peut en
conclure qu'il n'en avait pas d'autre, jusqu'à preuve du contraire. Quant
au groupe des trois oiseaux, que ce soient ou non des autruches, on
peut penser avec assez de raison que c'est le groupe qui est devenu

plus tard, à mesure que l'écriture se développait, les biou, flfft. les
âmes, où l'oiseau primitif se sera changé en grue de Xumidie. Ce qu'il
y a de bien certain, c'est que ce ne peut pas être le nom, ni môme l'un
des noms du personnage enterré dans le tombeau royal de Neggadeh.

Ceci dit, je reviens aux fragments de vases et je passe aux fragments
de vases ouvragés. Je suivrai la même méthode pour ces fragments que
pourceux qui précèdent.

Le numéro 18 qui ne devait pas se trouver dans cette catégorie, niais
que j'y ai laissé parce qu'il a été photographié en môme temps que les ob-
jets qui l'entourent, est remarquable parce qu'il contenait une inscrip-
tion : on voit encore que le dernier signe de cette inscription était un
crocodile et que ce crocodile était tout au moins précédé d'un autre si-
gne dont on perçoit encore le dernier trait. La façon dont est fait ce
crocodile me semble tout à fait archaïque, et je n'en connais pas d'autre
où cet amphibie soit ainsi dessiné. Le numéro 11» est une sorte de co-
lonne irrégulièrement ornée avec des circonférences parallèles. La
pierre est du porphyre, tandis que dans les trois premiers numéros
nous nous trouvonsen présence de pierre schisteuse ardoisière.

Le numéro 8 de la planche XXI est un fragment de vase ayant la forme
d'un palmier : c'est le tronc qui est représenté et les petites parties à cour-
bure légère y figurées sont là sans doute pour représenter les branches
arrachées chaque année pour permettre au palmier de s'élancer en l'air
et déformer la touffe au milieu de laquelle apparaîtront les fruits. Cet'e
touffe me semble figurée en haut du fragment par la partie qui s'avance
à gauche et qui a été si malheureusement perdue. Le fragment 3 de la
planche XXIII faisait partie d'un vase à bec et le numéro 15 apparie-
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