Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 375
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1905bd3_2/0026
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 375

plaques de stéatoschiste creusées dans le champ et que je crois être des
tables d'offrandes d'un genre particulier, vraisemblablement pour les
liquides'. Dans un autre genre, j'avais trouvé des plaques rectangu-
laires, des plaques rondes au nombre de trois, deux plus étroites au
sommet qu'à la base et une seule en forme de poisson, avec des entailles
pour signifier les nageoires pectorale, anale et dorsale' en tout 14 avec
les fragments que j'ai signalés. M. Pétrie, pour une raison que j'ignore
appelle grossières les plaques sans figure ni dessin, et ajoute que celles-
ci sont de plus basse époque que les autres'. Je serais précisément
d'un avis contraire et je regarderais les premières comme plus anciennes
que les dernières, si je ne me rappelais qu'elles sont toutes presque éga-
lement pauvres. 11 va sans dire que nulle trace de malachite, d'hématite
n'apparaît sur les plaques trouvées soit à Neggadeh par M. de Morgan,
soit à Abydos au cours de mes fouilles. Si ces plaques sont en nombre
bien plus considérable à Neggadeh et à Ballas, dans l'endroit fouillé
par MM. Pétrie et Quibell, cela vient sans doute de la pauvreté relative
de cette localité ; mais cela peut venir aussi de la coutume établie,
puisque M. de Morgan en a trouvé un nombre assez considérable,
tandis que dans la nécropole d'Om el-Ga'ab je n'en ai rencontré la pre-
mière année que 14 et seulement 10 la troisième année, en tout 24, ce
qui est un chiffre très petit en présence des 492 trouvées par MM. Pétrie
et Quibell.

Ces réflexions préliminaires m'ont semblé nécessaires avant de traiter
la question des plaques rencontrées dans la troisième année. Ces
plaqués sont représentées à la planche XXIX. Tout d'abord il n'y en a
qu'une seule, le numéro 10 qui évidemment est une table d'offrandes,
comme cela ressort des réflexions précédentes : elle a deux lignes
creuses pour limiter les bords. Elle est fruste et je n'ai pu la trouver
tout entière. Le numéro 1 appartient aussi sans contestation possible à
la série des tables dites grossières par M. Pétrie. Elle fut trouvée en cinq

1. E. Ainélineau, op. cit., pl. XVII, ligne du milieu, numéro 6 et ligne du bu numéro G.

2. Ibid., pl. XXIX, lignes du haut et du bas.

3. W. M. PI, Pétrie : Naqadâ and Ballas, p. 43, numéro 63, pl. XLVII-L. C'est une
nouvelle preuve du peu de maturité des jugements de M. Pétrie.

48
loading ...