Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 379

été arrondies depuis et jusqu'à une autre arête qui de chaque côté in-
dique la formation d'un nouveau plan. La surface inférieure du racloir
est généralement concave ou plane. Au contraire, les numéros 27, 34, 36
et 44 forment à chaque extrémité deux triangles. Chez les parallélipi-
pèdes, les arôtes ne sont pas uniformément et géométriquement paral-
lèles : l'éclatement a dirigé de lui-même la formation de la figure géo-
métrique.

Près de ces grattoirs, aux numéros 32, 35, 39, 40, 41, 42, 46, 47, 48,
50, 51 et 52 sont d'autres instruments de destination et de forme presque
identiques. M. de Morgan qui n'a pas eu en sa possession et qui n'a môme
pas vu les silex de cette campagne, parce qu'il n'était plus en Egypte,
a cependant parlé de ces instruments parce que je lui en avais remis de
semhlables la première année des fouilles : il en a reproduit le dessin
dans son second volume des Origines de l'Egypte1 et les nomme poin-
çons-racloirs. Ces poinçons étaient formés de simples éclats que les ou-
vriers utilisaient pour des travaux qui ne demandaient pas une grande
résistance : si malgré tout l'outil se brisait, il était facile de s'en procurer
un autre, car la matière abondait.

Les couteaux que j'ai trouvés en si grand nombre dans les deux pre-
mières campagnes n'ont été représentés dans la troisième que par quatre
fragments et trois couteaux entiers, à savoir le numéro 29 de cette partie
de planche, et deux autres qui sont numérotés 20 et 21. Les fragments
de couteau dont je parle présentement sont représentés aux numéros
28, 30, 38 et 49 de la partie supérieure. Les fragments 28 et 30 sont
des manches complets; la chose est évidente pour le numéro 28, et elle
est certaine pour le numéro 30 où la courbe qui annonce l'agrandisse-
ment du manche et son élargissement en lame est déjà toute prononcée.
Ces deux manches ont quelque chose en plus qui leur est particulier et
que je retrouverai aussi dans les trois couteaux complets. Dans les cou-
teaux en silex que j'ai trouvés la seconde année de mes fouilles en Aby-
dos et dont j'ai publié des types à la planche XIX du second volume
de cet ouvrage, le manche est simple, à peu près aussi large au com-
mencement qu'à la fin; dans ceux que j'ai donnés à M. de Morgan et

1. J. de Morgan, ltecherches sur les Origines de l'Egypte, I. II, p. 105, (ig. H96-298.
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