Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 380
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380 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

dont il a publié des spécimens dans le premier volume de ses Recherches
sur les origines de l'Egypte, les couteaux ont la même forme que ceux
trouvés la seconde année, sauf un qu'il a publié à la page 111 de la pre-
mière partie de son ouvrage et qui était aussi un fragment'. Ce fragment
a un mancbe qui présente la même particularité que ceux dont il s'agit :
il se recourbe pour permettre de le saisir solidement et, à son extrémité
antérieure de droite, le manche s'avance pour empêcher sans doute le
glissement de l'instrument dans la main qui le tenait. Mais dans le silex
publié par M. de Morgan, il semble que le manche était trop petit, tan-
dis que dans les deux numéros 28 et 30, il est facile de voir que la partie
avancée était le point de départ d'une courbe plus élégante, que les di-
mensions offraient toute facilité de saisir le couteau, parce que le manche
était plus long et moins large. Je serais tenté de voir dans ces deux frag-
ments la preuve d'une plus grande habileté chez l'ouvrier et un senti-
ment plus vif d'une belle ligne, et sans doute aussi une indication non
méprisable que les couteaux dont ces deux manches sont les restes ont
été faits à une époque légèrement plus rapprochée de la nôtre.

Les deux fragments 38 et 49 sont sans doute la fin de deux lames de
grands couteaux. La chose me semble certaine pour le numéro 40, car
l'extrémité de la lame est bien conforme à celle des couteaux que j'ai
publiés dans mon second volume et à celle des couteaux que M. de Mor-
gan a publiés dans les deux volumes de ses Recherches sur les Origines
de l'Egypte'. Quant au numéro 38, quoique le fragment donné dans la
planche soit peu considérable, il me semble que c'est bien aussi la pointe
finale d'un couteau, mais non pas des couteaux ordinaires en Abydos.
Le lecteur qui voudra comparer cette pointe avec le couteau en silex que
M. de Morgan a publié dans le second volume de ses Recherches sur
les Origines de l'Egypte1, verra facilement que l'extrémité du couteau en
silex trouvé dans le tombeau royal de Neggadeh donne la même forme
que l'extrémité représentée au numéro 38 de cette partie de la planche.
En faut-il conclure que ce fragment faisait partie d'un couteau qui avait

1. J. de Morgan, Recherches sur les Origines de l'Égypte, t. I, p. 1!1, fig. 126.

2. J. de Morgan, op. cit., t. 1, p. 110, fig. 124 et 125, et t. II, fig. 308-309, p. 108.

3. J. De Morgan, op. cit., t. II, p. 200, fig. "69.
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