Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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EiÈS NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 393

genre qui ont élé retrouvés. Est-ce pour cette raison que l'ouvrier
désespérant de trouver un assez grand morceau d'ivoire pour faire un
pied de cette hauteur l'a fait de pièces et de morceaux? Le fait ne serait
pas sans exemples, car les Egyptiens laisaient ainsi leurs statues,
comme le savait déjà Diodore de Sicile'. Quoi qu'il en soit de la raison
qui ait poussé les sculpteurs de cette lointaine époque à opérer de la
sorte, il est bien certain, et par ce pied et par d'autres fragments trouvés
à l'état isolé, qu'ils agissaient ainsi. Le numéro 26 est un fragment
provenant d'un autre pied analogue et peut-être semblable au nu-
méro 24; comme le lecteur le verra par lui-même, ce fragment corres-
pond exactement à la partie supérieure et antérieure du numéro 24;
comme ce pied presque complet, il a un tenon qui s'emboîtait dans la
mortaise qui existait dans le milieu de la partie supérieure de ce pied.
J'ai trouvé également d'autres fragments que je n'ai pas reproduits et
qui appartenaient à des pieds que je n'ai pas eu la chance de rencontrer.
Le lecteur verra (pie pour les trois premiers numéros de cette rangée
supérieure, j'ai fait reproduire les objets en deux sens. Le premier était
composé de quatre morceaux : celui que j'ai signalé h l'avant de la
partie supérieure, un second situé à l'avant du pied et dont on voit
encore parfaitement l'emboîtement dans la troisième partie, qui était la
pièce de résistance à laquelle s'attachait encore la quatrième partie qui
comprenait toute la partie de l'arrière à partir des cordons. La partie
du milieu avait été brisée et celle de derrière l'a également été, comme
le montrent les phototvpies.

Le numéro 25 est un pied de derrière et le lecteur verra de lui-même
que les artistes de .l'Egypte sacrifiaient quelque peu la partie posté-
rieure du lit à la partie antérieure. Le piédestal sur lequel il est monté
compte 17 tours et paraît quelque peu élevé pour le pied; le piédestal
du numéro 1 en contient au contraire 18 et semble avoir été fait pour le
pied qu'il supporte : l'artiste qui le fit rencontra mieux la proportion
voulue et agréable à l'œil que celui qui fit le second, car ce second est
beaucoup moins haut que le premier.

Les deux numéros suivants 30 et 31 ont été aussi représentés en

1. Diodore de Sicile, liv. I, xcyiii.
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