Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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404 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

consacré : ce nom est indiqué par l'épervier et il est écrit par le signe
qui est au-dessous de l'oiseau; ce signe est le môme, mais mieux fait et
plus grand que celui qui se trouve dans la tablette dont il vient d'être
question au paragraphe précédent. M. Pétrie, sur la foi de M. Quibell,
le lit zer, sans indiquer les raisons qui lui ont fait adopter cette lecture'.
H est ainsi fort facile de se donner des airs de science et de faire la
leçon à ses devanciers, mais ce ne peut être qu'un air, et non la réalité.
La réalité, c'est que ce signe est inconnu et qu'il sera difficilement ré-
ductible à la forme qui est la forme classique du paquet de joncs.
Je renverrai donc à mon médecin le conseil de se guérir lui-même.

L'objet qui se trouve près du plateau, au numéro 9, est un fragment
de je ne sais trop quel vase; il contient une inscription où l'on distingue
le signe ^ qui était sans doute accompagné de =^=>. Ce serait le
nom d'un roi selon M. Pétrie, ou d'une reine : le lecteur fera bien
d'imaginer autre chose s'il veut être dans la vérité. Viennent ensuite
aux numéros 13 et 15 deux objets dont le premier a la forme d'un clou
assvrien et pour montrer que c'était bien ce que l'on voulait faire, l'au-
teur y a gravé le clou usité dans Técriture cunéiforme. Le second a
peut-être la forme d'une cheville à tête arrondie. Cette tète est frag-
mentaire ; entre elle et le corps de l'objet se trouvait un intervalle qui a

1. MM. Flindcrs Pelrie : The royal toml/s of the first dynasty, p. 4, note 1. Voici le
texte : « For this reading Zer (the bundle of reeds) I ara indebted to Mr. Quibell's study
ol the sealings from here. M. Amélineau reads this sign, however, as khent (ihe groupe
of vases), and always calls tins tomb tliat of Osiris. » Il est très vrai que j'ai cru pouvoir,
après un premier examen très hâtif, lire le signe dont parle M. Pétrie, khent ; c'est à tort,
je le sais maintenant. Quant à y voir un paquet de roseaux, il faut vraiment avoir une
grande bonne volonté. Si M. Quibell a étudié les sceaux qui sont au musée de Gizeli, j'ai
de mon coté vu assez souvent et assez longtemps les sceaux et les autres monuments que
j'ai rapportés, pour ne pouvoir, à mou grand regret, souscrire à cette identification du
signe. Quand j'ai écrit [Tombeau d'Osiris, p. 107) que je croyais à cette lecture, c'était
sur le témoignage de l'inscription d'un bouchon où l'on pouvait à la rigueur prendre le

signe pour le signe khent; mais depuis j'ai bien vu que la chose ne pouvait se sou-
tenir. Au moins, j'ai eu le courage d'endosser la responsabilité de ma lecture, et je ne me
suis pas retranché, comme le fait M. Pétrie, derrière un confrère C'est là une erreur et
je la réfute : mais je ne suis pas près de renoncer à appeler la tombe du prétendu Zer
celle d'Osiris, et je le démonlrerai plus loin à M. Pétrie.
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