Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 406
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1905bd3_2/0057
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
406 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

Le numéro 23 représente un fragment de cuiller avec son manche.
Ce manche porte une inscription composée de deux signes : d'abord

mm entre les deux monticules d'où sort un signe fait de la sorte
M. Pétrie le lit Sma et en fait un nom de roi.

Restent maintenant des fragments de petites plaquettes avec des des-
sins géométriques représentés aux numéros 11 et 24, puis une autre
plaquette taillée comme celle trouvée dans la première campagne de
fouilles et publiée à la planche XL1I du premier volume de cet ouvrage,
dans la partie supérieure de droite où l'on en voit deux spécimens.

En dessous de cette plaquette sont un fragment d'aiguille et une ai-
guille complète et très longue. En dessous encore sont deux fragments
de plaquettes plus épaisses et moins larges que les autres que j'ai exa-
minées jusqu'ici.

V. — Fragments divers et petits.

Les 70 numéros qui composent la planche XVI sont loin d'avoir tous
la môme importance. Quelques-uns ne nous montrent que des fragments
qui ne nous peuvent intéresser que par la preuve qu'ils donnent d'un
travail déjà en pleine possession de ses forces et de son habileté;
d'autres au contraire sont beaucoup plus importants soit par la diffi-
culté plus qu'ordinaire qui a été vaincue, soit par les renseignements
qu'ils nous peuvent fournir sur la destination de certains objets et sur
les usages de la civilisation de cette époque; d'autres enfin par la
preuve d'habilelé artistique qu'ils nous montrent, sans compter que l'un
de ces derniers nous offre par une inscription gravée sur l'une de ses
faces un problème, dont la solution importe au plus haut degré pour
l'histoire de la nécropole d'Om el Ga'ab.

Les objets cylindriques numéros 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 11, 22, 26,38, 51
et 62 ne peuvent rien nous apprendre, sinon qu'on les faisait, qu'ils
étaient destinés au culte que l'on rendait soit aux ancêtres, soit au
dieu enterré sous la grande colline. Les objets représentés par les
fragments numéros 9, 36, 39, 43, 45, 49, 51, 54, 55, 58 et 60 sont évi-
demment des bracelets : ils nous montrent que c'était alors la coutume
loading ...