Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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408 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

comme une lame de couteau à couper le papier et les numéros 53 et 56
devaient être un cylindre creux, formant sans doute un vase cylindrique
plus grand que ceux dont il a été traité dans ce chapitre. Le numéro 67
nous représente un fragment de vase à tenon et arrondi comme le montre
la forme du fragment. Plus curieux encore est le fragment 32 dont les
cannelures nous pourraient faire penser qu'on avait voulu former un
objet ayant la forme d'une colonne; le numéro 17, au contraire, montre
que l'ouvrier a voulu représenter un objet rectangulaire à cannelures.

Restent les numéros 23, 24, 25, 28, 29 et 59 qui sont des fragments d'ob-
jets complètement ouvragés, comme les objets que nous rencontrerons
dans le chapitre sur les ouvrages en bois. Les six derniers numéros
ont le même système de décoration qui consiste à faire de petits
trous au nombre de trois en laissant après chaque bande de trous une
bande sans ornement qui descend à linstar des trous. Ces fragments
ont été trouvés pour la plupart dans la couche inférieure de décombres,
le numéro 59 a même été rencontré dans la couche de cendres immé-
diatement au-dessus des tombes; mais les numéros 25 et 29 ont été
trouvés à la surface de la grande colline : c'est pourquoi ils ne sont pas
brûlés, pendant que les autres ont subi un commencement de combus-
tion, même assez avancé. Je n'aurais rien de plus à dire, sinon que cette
décoration n'a jamais été rencontrée que je sache parmi les objets que
les fouilleurs ont mis au jour, et, par conséquent de ce chef, je pourrais
me croire autorisé à donner à ces fragments une antiquité immense,
c'est-à-dire à les regarder comme appartenant à l'époque contemporaine
ou immédiatement inférieure à celle d'Osiris. Mais l'un de ces fragments
qui, comme les autres, est ouvragé sur le côté opposé à celui que nous
montre la phototypie, contient une particularité de la plus haute impor-
tance, la décoration est, en effet, interrompue et dans l'interruption
apparaît encore un clou assyrien : c'est la seconde fois que ce clou se
montre et il me faut dire ce que j'en pense.

J'ai entendu dire à un assyriologue auquel je le montrais que mal-
heureusement ce n'était point un témoignage d'antiquité, et je sais pal-
mes lectures qu'en effet le clou succéda à un système d'écriture sylla-
bique et idéographique, mélangé avec des signes dérivant à peu près
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