Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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CHAPITRE W

DES FLÈCHES, POINTES DE FLÈCHES ET AUTRES ARMES EN BOIS ET

EN IVOIRE

Le titre de ce chapitre ne doit pas être entendu dans un sens trop
large : par Mèches, j'entends d'abord les flèches, fragments de flèches
ou pointes de flèches, et peut-être les autres objets ayant eu une desti-
nation approchante, soit pour l'offensive, soit pour la défensive. Ces der-
niers objets sont en très petit nombre et comprennent uniquement des
pointes d'armes qui m'ont paru autre chose que des flèches, ce qui ne
veut point dire qu'en réalité ce ne fussent pas des pointes de flèches.
J'ai déjà parlé dans un autre chapitre des pointes de flèches en silex ;
ici il ne sera question que des pointes de flèches en ivoire et en bois dur.

Lorsque, pendant les fouilles de la première année, je découvris des
petits bâtonnets en ivoire aiguisés à un bout, pendant qu'à l'autre ils
avaient été taillés et non polis comme pour entrer dans un autre objet, je
ne sus pas reconnaître la destination de ces bâtonnets et je crus que
c'étaient des objets destinés à étendre un fard quelconque, d'autant
mieux que plusieurs à leur extrémité pointue ou même au milieu por-
taient un cercle, ou plusieurs, de teinture rouge. J'avais cependant
trouvé dans un tombeau en avant de la grande colline des fragments de
roseaux ; mais ces fragments étaient si petits, que je ne crus point devoir
les recueillir tous, en quoi j'eus tort, d'autant mieux qu'ils ne présen-
taient aucune particularité intéressante. Comme ils étaient à peu près
de même grosseur que les roseaux dont on fait actuellement les ca-
lâmes, quoiqu'ils fussent un peu moins gros, je crus qu'on les avait dé-
posés dans le tombeau pour un besoin quelconque, un acte du culte fu-
néraire que je ne connaissais et que je ne connaîtrais probablement
pas, je n'en conservai qu'un petit nombre qui, par suite du voyage,
arrivaient à Paris réduits en poussière. Au musée de Gizefa on n'en
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