Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 419

les fragments 5, 7 et 23 on voit encore très bien l'attache de cette tige.
Le numéro 25 qui a la partie supérieure complète se rattachait-il par
quelque manière aux numéros précédents? Je serais presque tenté de
le croire : il représente une tige de fleur se courbant presque à l'endroit
où la fleur commence, parce que cette fleur est trop lourde : la fleur
elle-même sort du calice qui est parfaitement marqué ; ce n'est encore
qu'un gros bouton qui ne demande qu'à s'épanouir bien vite et qui
formera une fleur immense, s'il faut en croire les nombreuses stries
verticales qui indiquent les pétales. Je ne serais pas le moins du monde
surpris si l'on venait affirmer que les numéros précédents se rappor-
taient à une imitation végétale. Les numéros 3 et 6 rentrent peut-être
aussi dans cette môme catégorie, pendant que le 24 reproduit une
pomme de canne qui ne fut jamais recouverte de métal.

Le numéro 31 devait, je crois, appartenir à la partie supérieure d'une
canne, ou de quelque instrument semblable, quoique je n'ose rien affir-
mer. De même le numéro 45, avec son écorce épaisse et qui pouvait se
détacher facilement du bois qu'elle recouvrait; mais je ne peux non
plus savoir quelle forme de canne représente ce fragment. Le nu-
méro 39 représentait sans doute aussi une sorte de bâton : il est re-
couvert dans sa partie inférieure, partie droite dans la planche, d'une
couche de métal, comme le marquent les douze petits trous que l'on
voit à la partie antérieure de l'objet. Le numéro 37 me semble repré-
senter la partie centrale d'un fuseau autour de laquelle on pelotonnait
la laine qu'on filait : on pourrait sans doute penser au verrou qui ser-
vait alors à fermer les portes, et qui aurait absolument la même forme,
s'il y avait place entre les deux boutons ou renflements du milieu pour
y mettre l'intervalle significatif du verrou. De même le numéro 42
devait avoir un usage approchant, sans doute de verrou, car l'intervalle
entre les deux renflements est assez grand pour permettre la place des
deux clefs verticales qui fermaient : la chose serait certaine si la partie
supérieure n'était fragmentaire.

J ai réservé pour la fin de ce chapitre l'examen des numéros 1, 9, 13,
15, 17, 34, 38, 41, 43, 44, 40, 47, 49, 52 et 53. Tous les objets fragmen-
taires représentés sous ces numéros appartenaient à des sortes de
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