Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D ABYDOS 421

numéro 38. Ce motif procède par des lignes horizontales dans le sens
de la lame, coupées de temps à autre par de petites branches ou feuilles
et reliées entre elles par des lignes brisées et transversales. Ce motif
n'est pas laid, tant s'en faut, il est au contraire très agréable ; mais il
est loin d'être aussi simple, partant aussi beau que le premier. Ces
quatre motifs me semblent avoir été pris dans l'imitation de la nature
végétale, et par là, l'âge en est identique avec l'âge des autres fragments
ou des vases complets qui ont été attribués à la préhistoire.

Il me reste à parler des deux lourdes traverses en bois d'ébène qui
retenaient les sangles du lit et qui ne sont pas représentées dans les
planches où sont reproduits les objets en bois. Ces deux pièces d'un lit
ont été trouvées dans le tombeau numéro 2P> : elles sont de deux lon-
gueurs différentes et devaient appartenir peut-être à deux lits différents
faits d'après deux systèmes qui eux aussi différaient peut-être l'un de
l'autre, à moins que l'une ne formât le petit côté, et la seconde le
grand côté du lit, ce qui me parait plus vraisemblable. On aurait été
fixé sur la question si deux des extrémités n'avaient pas été brisées,
mais dans l'état actuel ce que l'on peut seulement dire avec exactitude,
c'est que les deux extrémités existantes ne s'emboîtaient pas l'une
dans l'autre.

La plus petite de ces deux pièces mesure lm,10 en longueur : elle est
arrondie, mais plus grosse en son milieu qu'à ses extrémités, puis-
qu'elle a 0ra,19 de tour au milieu, et seulement 0m,17 près de l'extré-
mité conservée. Celle-ci contient un tenon pris à même dans le bois
et formé par l'évidement des deux côtés en forme de quart de cercle.
De ce tenon à celui de l'autre extrémité et situées dans le sens du
tenon, c'est-à-dire perpendiculairement, sont dix mortaises longues de
0m,049, ou de 0"',047, ou de 0ra,05 etc., car elles sont irrégulières et
larges uniformément de 0»,003. Ces dix mortaises descendent perpen-
diculairement le long du morceau de bois, à une distance à peu près
égale. A 0m,022 en arrière de cette première rangée de mortaises s'en
trouvait une seconde d'égales dimensions, taillées parallèlement dans
le bois. Les unes et les autres n'étaient pas faites perpendiculairement
au bois, comme lorsqu'on veut y enfoncer un tenon, mais elles étaient
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