Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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440 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

abord n'est pas entière, puisqu'elle contient deux groupes de signes,
suivi d'un troisième dont l'on ne distingue plus que les traits de la fin.
Cette inscription est déjà connue dans son entier, car je l'avais trouvée
sur un fragment de vase dès la première année de fouilles1 et M. Pétrie
l'a rencontré aussi dans les déblais qu'il a fait passer un crible quand
on lui eut attribué ce qui m'appartenait encore. Le roi auquel avait été
offert le vase en question est le roi Qà, et ce vase lui avail été consacré
par un de ses serviteurs dont le nom n'est pas écrit sur le monument
en question, parce qu'il se trouvait sur la partie absente du vase. Le
premier groupe se compose d'une maison dans laquelle sont renfer-
més trois signes; dans l'exemplaire qui est ici publié, la maison n'a pas
de porte pour entrer, ou du moins elle n'est pas figurée; mais sur
l'exemplaire trouvé la première année et sur ceux trouvés par M. Pétrie,
elle est bien figurée. M. Griffith l'a traduite avec son bonheur ordi-
naire : La résidence de celui qui seul est Horus \ Il a pris l'oiseau qui
est enfermé dans la maison pour l'épervier, symbole du nom de Horus,
sans indiquer le moindre doute, et cependant la chose est loin d'être
certaine. De plus encore le premier signe n'est pas certainement un
harpon, ce qu'il faudrait pour hasarder une traduction dans un cas aussi
difficile. Enfin en admettant que les signes fussent ce que M. Griffith
les a crus, la grammaire s'opposerait encore à sa traduction, à cause de
la forte, trop forte inversion qu'elle suppose.

Nous avons déjà vu plus haut une première maison du Pharaon
Qà désignée par un autre nom; en voici une seconde désignée par un
nom nouveau. Pourquoi? M. Pétrie n'a pas été le moins du monde
embarrassé pour répondre à une semblable question. Il a trouvé, selon
son dire, une assiette de marbre gris sur laquelle on a d'abord tracé
l'inscription qui m'occupe, puis sur une autre partie du même vase
était le nom que nous avons rencontré plus haut, Sa neb ha, et il
explique ainsi cette coïncidence : « Le numéro de la planche IX fait
disparaître la différence entre les deux noms : à droite sont les parties

1. E. Amélincau, Les nouvelles fouilles d'Ahrdos, t. I, pl. VIII, n* i à gauche, ligne
du bas.

2. W, M. Flinders Pétrie, The royal tomba of the fisrt Dynasty, pl. VIII, n"* 13 et 14 ;
pl. IX, n*« I et 10.
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