Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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ÎÎ6 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

le vase était consacré à Osiris. Cet objet n'appartient pas non plus aux
anciennes époques. L'objet qui précède et qui porte le numéro 18 est
une des attaches de cuivre qui servaient à maintenir des pièces de bois
entre elles, comme j'aurai l'occasion de le dire plus loin.

Le grand ciseau représenté au numéro 17 ne mesure pas moins de
Om,2225. Il a une forme peu ordinaire. Bien arrondi au sommet quoi-
qu'il porte des traces indéniables d'usage, le métal s'étant recourbé
sous les coups de maillet ou de marteau qu'il avait reçus, il s'infléchit
de chaque côté pour reprendre bientôt sa largeur première et l'ampli-
plifier à mesure qu'il arrive vers la lame. Cette lame est amincie pour
former le tranchant qui est un peu émoussé; il y avait longtemps sans
doute que le ciseau servait déjà et qu'on ne l'avait pas aiguisé. Deux
autres instruments de ce genre sont représentés dans le numéro 9 de la
planche et au numéro 10, derrière la pomme de canne en métal. Ce sont
des ciseaux dont le petit a certainement servi et dont le plus grand a
été taillé d'une autre manière que son voisin. Au lieu que la lame du
grand aille en s'élargissant et en s'amincissant, comme celle du petit,
elle va au contraire en se rapetissant, de sorte que le quadrilatère tout
entier arrive à ne former qu'une pointe. Le haut de ce ciseau est aussi
taillé différemment : à environ 6 millimètres de l'extrémité, le quadri-
latère qui s'était jusqu'alors constamment agrandi se rapetisse et s'effile.
L'objet qui est représenté au numéro 12 est le haut d'une canne recou-
verte d'un morceau de cuivre cylindrique. Le cuivre est du cuivre rela-
tivement jaune. Au numéro 8 de cette planche est aussi une sorte de
canne entièrement recouverte d'une feuille de métal excessivement
mince : le lecteur se souviendra que c'était la coutume en Egypte d'a-
voir de ces cannes d'apparat et se rappellera la canne du roi Thout-
mès 311 dont on se servit pour prendre Joppé. C'est une canne dans ce
genre-lj que représente l'objet situé à l'extrémité gauche de cette
partie de la planche. Au numéro 10 est encore un autre de ces bâtons :
c'est la grande canne à pommeau dont se servaient encore les compa-
gnons charpentiers, il n'y a pas longtemps, et dont ils se servent peut-
être toujours. Le pommeau représenté ici avait une forme rappelant
les chaudières dont on se sert encore actuellement dans le village d'A-
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