Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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448 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

même nature ; ce sont tous des attaches de planches, s'ils n'ont pas
apparemment la même forme, on peut croire que les numéros 4 et 6
ont été étirés en les arrachant aux planches qu'ils soutenaient, et qui
est une preuve qu'ils conservaient encore assez de ductilité et de mal-
léabilité pour ne pas s'être cassés pendant cette opération. Les quatre
autres appartenaient à la même boite rectangulaire servant de cercueil ;
les planches étant presque tombées en poussière, ces sortes de soutiens
ont conservé leur forme première. Si l'on n'adopte pas pour les numé-
ros 4 et 6 l'hypothèse que je viens de suggérer et si la forme était bien
celle que les objets ont conservée, alors nous nous trouverions en pré-
sence de petits objets comme ceux dont se servent encore les vitriers
pour empêcher les carreaux d'une serre, par exemple, de glisser les uns
par dessus les autres.

Le numéro 19 représente un clou qui a dévié et a été tordu par suite
de la dureté du bois dans lequel on voulait le faire entrer. La résistance
de ce clou montre à elle seule combien l'industrie métallurgique avait
fait de progrès. La tête d'ailleurs le prouve assez par elle-même : elle
forme au dessus du clou proprement dit une calotte sphérique presque
régulière et elle a résisté, sans s'aplatir, à tous les coups qui lui ont été
assénés.

Le numéro 2 représente un petit ciseau très fin, encore neuf, de
cuivre rouge pur, ayant conservé encore tout son tranchant: tel il sortit
des mains de l'ouvrier qui le fit, tel il est. Il est d'une grande dureté et
a dû être fait d'après d'autres procédés que ceux que M. Berthelot a
constatés d'après les objets provenant du tombeau de Set et de Horus.

Les numéros 15 et 24 représentent deux poignards ; ils sont faits
exactement d'après la même forme et seul, le numéro 24 a été brisé
avant que sa pointe se fût éfilée jusqu'au bout. Tous les deux, ils se
composent d'une poignée improprement dite, d'une partie cylindrique
qui s'élargit à mesure qu'elle s'avance vers la base des triangles isocèles
très allongés qui forment l'arme proprement dite. La garde se compo -
sait de la partie supérieure enroulée sur elle-même de manière à laisser
un trou au milieu de sorte qu'on y put faire entrer une perle qui est
encore restée à la garde du numéro 15. Le numéro 26 est en cuivre pur
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