Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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456 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

parties inférieure et supérieure du tableau qui occupe le centre de la
planche. A droite, la natte a conservé encore en grande partie sa beauté
première : elle avait dû appartenir à une chevelure opulente,tellement elle
est fournie. Celle qui forme la partie inférieure de la partie centrale est
formée de cheveux plus fins; mais cette finesse est encore surpassée
dans les deux nattes qui sont en haut du cadre central. On remarquera
que la natte inférieure de ces deux en soutient une troisième qui
pend jusqu'au bas de cette partie de la planche et qui est faite d'une
torsade.

A gauche de ces deux nattes est une pièce très curieuse composée
de trois parties dont la supérieure dans la photographie devait être en
réalité l'inférieure. On avait, autour d'un cordon gonflé et tenu raide à
l'aide des crêpés qui se voient au milieu de cette partie de la planche,
côté droit, cousu ou attaché de façon quelconque des mèches soigneu-
sement égalisées en comptant le nombre des cheveux qui la composent,
on les avait entourées d'une sorte de fil en cheveux, puis on les avait
ficelées fortement et rapprochées les unes des autres autant qu'on le
pouvait : les cheveux alors sortaient en liberté et, comme ils étaient en
grand nombre, par suite de la pression opérée, ils semblaient bouffer un
peu et onduler jusqu'à ce qu'ils arrivassent à l'endroit précis où la
natte commençait. C'est aussi la manière dont est traitée la chevelure
occupant le milieu de la partie inférieure, et peut-être celle qui est à
la partie droite supérieure était elle aussi le résultat d'une semblable
méthode.

Dans le tableau central, au-dessous des deux nattes supérieures et de
la tresse avec nattage que je viens de décrire sont trois autres pièces
dont la partie supérieure était constituée de la même façon que dans la
pièce précédente ; mais les mèches n'avaient pas été si serrées que dans
le premier ouvrage, puisque l'on voit des interstices entre les diverses
mèches. De plus à peine sortis de la compression qu'exerçait sur eux le
lil qui les réduisait à leur plus simple volume, les cheveux en liberté
s'empressaient de s'enrouler en papillottes très bien faites et qui ont
résisté à plus de quatre-vingts, à près de quatre-vingt-dix siècles.

Les cheveux représentés à la gauche de la rangée du milieu nous
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