Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 463

trois rangées avait été spécialement laissé aux femmes qui méritaient
d'avoir leur sépulture près de la sépulture d'Osiris.

Mes lecteurs verront facilement par le nombre de stèles trouvées
dans la troisième campagne ajouté à celui des stèles trouvées pendant
les deux premières années de fouilles que j'ai fourni mon contingent,
un contingent assez sérieux, aux stèles qui nous sont parvenues de
cette haute époque, car 26, plus une de la seconde année, plus 45 de la
première année, font un total de 72. Si je m'appesantis sur ce chiffre, ce
n'est pas pour en tirer de la vaine gloire : je n'ai eu aucun mérite à
trouver des objets aussi volumineux qu'un aveugle seul aurait pu ne
pas voir. Le seul mérite que j'ai eu, si c'en est un, c'est d'en soup-
çonner du premier coup la grande, l'immense importance, et de ne les
pas avoir jetés dans le Nil, comme le voulait le second des employés
supérieurs du musée de Gizeh. Ce n'est donc pas pour ce motif que je
viens de faire ici le compte des stèles que j'ai trouvées dans les trois
années qu'ont duré les fouilles d'Om el-Ga'ab ; c'est pour un tout autre
motif. Ce n'est pas sans surprise que j'ai vu dans l'ouvrage que M. Pé-
trie a fait sur les Tombes de la première dynastie, une planche dont les
deux tiers environ sont remplis par le dessin des stèles que j'ai trou-
vées la première année. Lorsque je demandai en 1894 aux officiers de
YArcheological Survey of Egypt la permission de reproduire dans un
de mes ouvrages quelques-unes des planches qui avaient été consacrées
à Beni-Hassan, on me demanda d'abord le nombre et les numéros des
planches que je voulais reproduire, on me pria de ne pas trop les multi-
plier, puisa la lin on m'autorisa d'assez mauvaise grâce à en faire la co-
pie en m'invitant à ne pas dépasser le nombre que j'avais indiqué. Je ne
pus donc m'empèchcr de trouver assez plaisante la conduite de M. Pé-
trie, un des piliers des sociétés anglaises qui se sont formées pour tirer
parti des antiquités égyptiennes, qui de sa propre autorité reproduisait
en une seule planche, non entière, plusieurs planches de mon premier
volume. S'il m'eût demandé de consentir à la reproduction des stèles
qu'il désirait reproduire, j'y aurais souscrit volontiers et je m'en serais
trouvé honoré, encore que son volume soit tout entier dirigé contre
les opérations que j'ai eu l'honneur de pratiquer en Abydos. Il n'a pas

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