Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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V. — Bouchons en terre.

Les bouchons en terre trouvés dans le tombeau de Perabsen ont été
extrêmement nombreux, peut-être de 250 à 300: ils sont presque tous
restés au musée de Gizeh. Ils se rapportaient tous à deux rois. Ils
avaient une quadruple l'orme, la forme conique si connue depuis la pre-
mière trouvaille de ce bouchon lors de la première campagne de fouilles ;
la forme de calotte sphérique qui a été particulière à ce tombeau ; une
troisième forme à peu près ronde et de peu d'épaisseur, plus épaisse
cependant au sommet du bouchon qu'à sa base, et enfin une quatrième
forme de petits bouchons en terre argileuse destinée à fermer de pe-
lits vases. Ni la seconde, ni la quatrième ne sont représentées à la
planche qui contient ces bouchons, parce que sur les bouchons à forme
de calotte sphérique, le cylindre gravé n'a laissé que quelques traces
éparses de son passage sans qu'on puisse y trouver autre chose dont
on puisse tirer parti : les bouchons sont d'une très grande pesanteur,
parce que très volumineux : j'ai eu beau chercher les vases qu'ils re-
couvraient, je n'ai pas, ni de près, ni de loin, trouvé le moindre vase
qui, par ses dimensions, cadrât tant soit peu avec ces énormes bouchons.
Ceux de la quatrième classe sont de même inutilisables par suite de l'ef-
fritement de la matière; d'ailleurs je ne les ai trouvés qu'en très petits
fragments dont pas un seul ne contenait de nom royal, pas même celui
de Perabsen. De plus toutes les photographies que j'ai prises des bou-
chons du musée de Gizeh ont été brûlées : je les donne cependant ici
telles que je les ai, mais je les regarde comme inutilisables, sans pour
cela dire, bien au contraire, que les monuments soient inutilisables;
mais tous les bouchons coniques que j'ai vus du tombeau de Perabsen
— et ceux dont je parle sont tous coniques et je les ai tous vus, — por-
taient il me semble, la même sorte d'inscription. En en décrivant un,
je les décrirai tous.

Le nom du roi Perabsen est écrit dans un rectangle portant à sa

partie supérieure les signes ^J,, surmonté de l'animal typhonien
symbole de Set, et ayant à sa partie inférieure la représentation des
portes de la demeure du roi. M. Maspero m'avait mis au défi autrefois
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