Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 506
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506 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

compte de sa découverte du tombeau royal de Neggadeh qu'il ne
cherche pas à identifier, mais dont il se servit pour instituer une com-
paraison entre les objets qu'il avait rencontrés dans ce tombeau et les
objets similaires que. j'avais trouvés à Om el-Ga'ab. Là encore, il
n'adopte pas mon sentiment, il caresse des théories qui lui sont chères
et qui n'ont aucune chance d'avoir jamais mon assentiment. A son
œuvre étaient ajoutés deux appendices, l'un de M. Jéquier, l'autre de
M. Wiedemann. Le premier seul de ces auteurs m'emprunta des docu-
ments, avec ma permission, et il les publia d'une manière encore plus
défectueuse que les dessins du premier volume dus à sa participation
n'avaient laissé à désirer. Somme toute, M. de Morgan et M. Jéquier
ne croyaient pas à la préhistoricité des tombes d'Om el-Ga'ab : M. de
Morgan était demeuré fidèle à ses premières idées, car il m'avait tou-
jours dit qu'il était persuadé de l'importance de mes découvertes et
que, pour lui, la nécropole d'Om el-Ga'ab était la nécropole des deux
premières dynasties thinites : il m'avait même fait envoyer la liste
des rois de ces deux premières dynasties, persuadué que j'y retrouverais
les noms que je recueillais de mes fouilles. 11 a eu raison, jusqu'à un
certain point, puisque j'avais recueilli le nom de Merbapen auquel j'avais
pensé, et que la forme inaccoutumée des hiéroglyphes m'empêcha de
reconnaître; mais sa thèse ne devait pas résister à la force des raisons qui
sortaient en foule du sable de la nécropole, pas plus que sa tentative de
rechercher hors de l'Afrique l'origine des Egyptiens. De plus, après
avoir admis dans son premier volume que la spoliation, la dévastation
et l'incendie des tombes d'Om el-Ga'ab avaient eu les Coptes pour au-
teurs, dans son second volume il répudia cette tbéorie et soutint que
l'incendie et le bris des objets avaient été intentionnels et ritualistiques,
théorie qui fut appuyée par l'érudition très grande de M. Wiedemann.

Le second volume de M. de Morgan parut au cours de l'automne de
l'année 1897 : si j'en ai parlé avant d'autres travaux qui parurent les
premiers, c'est pour ne pas avoir à revenir sur les travaux de l'ancien
directeur général du service des Antiquités en Egypte. La même
année et un peu plus tard, il parut dans la Zeitschrifl fur /E^yptischc
Sprac/tc, un article de M. Selhe par lequel ce jeune savant allemand
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