Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 509
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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 509

Si maintenant l'un de mes lecteurs français, ou même étrangers se
montrait surpris qu'ayant en France des savants considérables dont les
suffrages auraient dû être sollicités avant de recourir à Berlin, je dirais
que d'abord je n'ai pas eu recours à Berlin et que j'ai seulement
accepté d'accorder une liberté dont on aurait pu se passer, comme
d'autres, tant Anglais que Français l'ont fait sans me demander la per-
mission que m'avait demandée M. Erman, et ensuite que les savants
de France avaient été tout d'abord à même de voir et d'examiner les
documents en ma possession, mais que pas un ne voulut se donner
la peine de les examiner ou même simplement de les voir. C'est tout ce
que j'ai à dire présentement à ce sujet.

Dans le môme numéro de la Zeitschrifl fur JEgyptische Sprache l'ar-
ticle de M. Sethe était suivi d'un article de M. Spiegelberg intitulé :
« Un nouveau monument des premiers temps de Part égyptien ; » il y
était question de la tablette d'ivoire qui m'avait été dérobée sur le champ
de fouilles et vendue au représentant en Egypte de M. Mac Gregor de
Tamworth en Angleterre, Comme j'ai déjà eu occasion de répondre à
l'article de M. Spiegelberg et de dire pourquoi je ne pouvais admettre
ses conclusions', et que les mêmes arguments n'ont aucunement perdu
de leur valeur, je ne m'y arrêterai pas davantage. Je dois cependant
dire que dans les deux articles précités, pas une seule parole ne pou-
vait être regardée comme blessante, que le ton des deux auteurs était
amical et que, s'ils différaient d'opinion avec moi, il ne m'était aucune-
ment loisible de m'en formaliser, chacun étant libre et se devant à lui-
même d'énoncer les opinions scientifiques qu'il a adoptées d'accord
avec sa conscience.

Je ne puis passer sous silence l'article que dans le même numéro de
la Zeitsehrift, M. Erman consacra aux stèles ni ceux que M. Schwein-
fuhrt dans la Gazette de Voss' et M. Wiedemann dans YUmschau' con-

Musée du Louvre pour la somme de 103.400 francs, le Musée de Berlin s'étant arrêté à
cinq cents francs en moins. Il est probable que si un musée avait offert seulement cent
mille francs, il aurait eu toute la première collection.

1. E. Amélineau : Les nouvelles fouilles d'Abydos, I, p. 22, compte-rendu in extenso.

2. Vossische Zeitung, 25 février et 30 mai.

3. Die Umschau, année 1898, 5 mars, p. 176.
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