Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 514
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1905bd3_2/0165
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
514 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

faire. Je le lus avec toute l'attention dont j'étais capable et je fus stupé-
fait d'avoir commis tant de balourdises, d'avoir tant ignoré de cboses
que M. Loret disait indiscutables; cependant en avançant dans ma
lecture, je surpris deux ou trois arguments qui ne me semblèrent pas
d'une grande force, je vis que M. Loret tentait des explications de
cboses qu'il n'avait pas vues et qu'il ne pouvait connaître sans les avoir
vues; puis qu'il y avait des affirmations qui procédaient d'une immense
légèreté, des exagérations si manifestes qu'elles en devenaient de véri-
tables faussetés, et mon émoi, pour n'être pas moins grand, eut une
cause différente, car l'article était fait avec une perfidie qui Jionorait
son auteur. Je lui renvoyai ce factum en lui disant que je n'avais
voulu y faire aucune observation, craignant d'en déflorer la beauté.
J'ajoutai cependant qu'il aurait dû avoir la pudeur de ne pas en appeler
au témoignage de M. Pétrie pour savoir quelle devait être au juste l'at-
tribution de la tombe que je croyais être celle d'Osiris, car il devait sa-
voir, tout comme moi, que c'était lui la dernière personne qui pût faire
cet appel. J'écrivis en même temps au directeur du Sphinx pour lui dire
que je prétendais user de mon droit de réponse : ce qui me fut accordé
et ce que j'ai fait. Les raisons que j'ai données dans ma réponse me
semblent toujours valables, et n'y veux revenir ici que pour les complé-
ter, car lorsque je lis cette réponse, j'étais pressé par le temps et par le
travail, et je ne pouvais d'ailleurs employer pour répondre à une attaque
plus d'espace qu'on n'en avait employé pour m'attaquer.

L'article de M. Loret est divisé en deux paragraphes, dont le premier
a trait à la brochure que je publiai à peine les fouilles de la troisième
année terminées afin de faire connaître les résultats de mes travaux,
pendant que le second se rapportait spécialement à ma monographie de
la découverte du tombeau d'Osiris. Je ne m'occuperai ici que de la se-
conde partie, devant rencontrer chemin faisant les détails de la première
qui appelleront une réponse. Comme rien ne saurait valoir le texte de
mon adversaire, je vais en citer les principales critiques :

« Dans le premier chapitre, Les conditions de la découverte, M. Amé-
lineau formule les conditions que doit présenter un édifice pour pou-
voir être considère comme le tombeau d'Osiris. Dans son premier mé-
loading ...