Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 515

moire, il n'indiquait que trois conditions. Cette fois, il en compte
quatre :

« 1° Il faut que le tombeau ait été saccagé, pillé par les chrétiens,
moines ou autres (p. 25);

« 2° Ce tombeau doit posséder un escalier (p. 20 :

« c" Il doit renfermer non pas le squelette entier d'Osiris, mais seu-
lement la tète (p. 21).

« 4° Il faut rencontrer autour de la tombe du dieu d'autres tombeaux
encore assez nombreux (p. 29).

« Ces quatre conditions, s'étant trouvées remplies, l'auteur en fait
autant de preuves de l'identité du tombeau d'Osiris. Or, comme on va
le voir, il résulte d'un examen minutieux du sujet qu'aucune de ces
conditions ne repose sur le moindre fondement Scientifique et que par
conséquent aucune des preuves qu'allègue M. Amélineau en laveur de
son opinion n'offre de valeur réelle.

« 1° L'auteur cite (p. 16-17) un texte copte dans lequel il est raconté que
les gens d'Abydos, ayant résolu, pour une raison qui n'est pas indiquée,
de tuer le moine Moïse et ses compagnons, envoyèrent quarante hommes
tendre une embuscade dans la montagne d'Ebôt. Moïse et ses frères
allèrent d'abord à la montagne et ils montèrent sur la colline. Tous
prièrent le Seigneur lui demandant de renverser le temple d'Apollon. Le
Seigneur les exauça: non seulement le temple d'Apollon, mais quatre
autres temples tombèrent, écrasant tous les prêtres qui s'y étaient réfu-
giés, de sorte que « pas un homme ne recommença à faire des réunions
« à la montagne d'Ebôl pour faire des sacrifices ». Et c'est tout. Des mots
la montagne d'Ebôl, M. Amélineau conclut que les moines détruisirent
non seulement les temples, mais la nécropole. Or on vient de voir
dans quelles circonstances il est fait mention de la montagne d'Ebôt :
on attend les moines à la montagne, ils y vont, de là ils obtiennent du
Seigneur la destruction des temples et des prêtres, et plus personne
ne retourne faire des sacrifices à la montagne. Donc, non seulement il
n'est pas question dans le texte copte, d'une spoliation de la nécropole
par les moines, mais encore on est endroit de se demander ce que vient
faire le tombeau d'Osiris dans cette affaire. Car, en admettant môme —
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