Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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532 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

risé à tirer des paroles de Mariette une conclusion que Mariette n'a pas
cru pouvoir tirer, car M. Maspero, alors qu'il écrivait les lignes que j'ai
citées, n'avait pas vu l'Egypte, ne connaissait pas Abydos, et pas davan-
tage le lieu dont il parlait, tandis que Mariette connaissait le théâtre de
ses fouilles. L'autorité de Mariette n'est donc pas favorable à M. Mas-
pero.

Si je prends maintenant la traduction de M. Piehl.je vois qu'elle est
à peu de chose près la même que celle de M. Maspero. Et cependant il
avait un texte qui ne resemblait guère à celui de M. Maspero pour le
passage qui nous importe. Ce passage, je le traduirai aussi : « Et ce
tombeau, je me le suis fait en le nome thinite, à Abydos, près de l'esca-
lier du Dieu Grand, maître des Dieux, dans le terrain de la nécropole
(maîtresse des offrandes), dans la Terre sainte de la montagne occi-
dentale, afin que mon khou soit puissant comme suivant du Dieu
Grand ». Cette traduction diffère de celle de mes deux devanciers en ce
qu'elle rend par nécropole ou maîtresse des offrandes, l'expression

^D qu'ils ont rendue par maître du repos. Si l'on veut comparer les
deux textes que j'ai cités précédemment à celui de la stèle C, 170, on
trouvera sans doute que la correction que je propose est suffisamment

justifiée : si elle suppose une faute pour ^ , elle rend compte



de la présence du second Cl dans qui est un pluriel, car le mot

ô □ comme nom est du masculin. Le texte n'a pas les déterminatifs des
deux autres stèles, mais les passages sont évidemment similaires, et,
comme les deux premiers sont très clairs et ne sauraient donner lieu
au moindre doute, il me semble que le second l'est aussi. La Terre
Sainte des Égyptiens est un autre nom des nécropoles qui étaient situés
près des montagnes orientale et occidentale, dans la bande sablonneuse
qui, de chaque côté, s'étend entre la terre cultivable et la montagne;
c'est pou rquoi l'expression est déterminée par la double montagne .

Ici il s'agit de la monlagne occidentale Q , car la stèle n'a pas le

signe que donne M. Maspero, qui traduit par horizon occidental;
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