Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 541
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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 541

M. Loret ne pourra plus dire que je n'ai pas cité de textes, plus de
textes qu'il n'en a apporté, car j'ai tout lieu de croire qu'il n'a pas
voulu citer tous ceux qu'il connaissait ou qu'il a agi selon son habitude
avec une déplorable légèreté. Je lui conseillerai d'ailleurs de relire les
règles de la logique; il y verra qu'une seule mention faite en termes
généraux implique une proposition universelle ; que par conséquent la
mention de l'escalier du Dieu grand, même faite une seule fois, si uni-
verselle ou générale, explique la célébrité. C'est très simple, comme
le dit M. Loret; et le point principal, « le seul qui importe ici, l'iden-
tité entre le tombeau d'Osiris et le célèbre escalier ' » il ne pourra nier
que je ne l'aie prouvé, que j'en dis quelques mots, et pour cause. Alors
de nous deux, qui comprend le mieux la controverse ? J'en reviens au
troisième paragraphe de la critique de M. Loret estimant que désor-
mais sur les deux points précédents la cause est entendue.

« 3° J'ai déjà, au sujet de la tête d'Osiris, montré quelle pétition de
principe a commise M. Amélineau, en exigeant, d'une part, la présence
d'une tète humaine dans la tombe sans avoir au préalable songé à
établir qu'Osiris a réellement existé, et en s'appuyant, d'autre part, sur
la trouvaille de cette téte pour affirmer l'existence du Dieu. Mais nous
reviendrons une dernière fois sur cette tête, à propos d'un Nota inséré
par l'auteur à la fin de son volume* ».

Et, en effet, M. Loret revient sur ce sujet. (> Il nous reste enfin, dit-
il, pour terminer cette discussion déjà longue, à examiner la question
de la tête d'Osiris. « La légende grecque à nous conservée par le faux
« Plutarque — écrit M. Amélineau (pp. 21-22), — raconte en effet
« qu'Isis ayant retrouvé à Byblos la caisse dans laquelle Osiris avait été
« étouffé par son frère Set, l'avait apportée dans le Delta. Elle se reposait
« un soir, lorsque Set chassant au clair de lune l'aperçut, lui enleva la
« précieuse caisse et, afin qu'elle ne pût jamais plus reconstituer le ca-
« davre entier, il le prit, le découpa en quatorze morceaux qu'il jeta dans
« différents lieux de l'Égypte afin d'en rendre la découverte plus diffi-
« cile. Isis, que ce nouveau malheur n'abattit point, se mit à la re-

1. Sphinx, toi, V, fasc. IV, p. 248.

2. Sphinx, vol. V, lasc. III, p. 46.
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