Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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564 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

il est revenu à la même accusation dans la seconde partie de son ou-
vrage à propos du tombeau de Set et de Horus, de Khasekhemoui, comme
il l'appelle. « De nouveau une riche moisson est sortie du site que l'on
avait dit épuisé; et au lieu de la confusion désordonnée de noms sans
aucune connexion historique qui était tout ce que l'on connaissait par la
Mission Amélineau, nous avons maintenant la suite complète depuis le
milieu de la dynastie qui précède Ménès jusqu'à la fin de la II0 dynastie,
probablement, et nous pouvons retracer en détails les fluctuations de l'art
à travers ces règnes. Les 166 planches des résultats de notre travail au-
ront besoin de vingt ou trente planches d'additions pour compléter
toutes nos informations, ce que l'on ne pouvait espérer deux années au-
paravant. Et cette recouvrance a eu lieu non seulement après l'enlève-
ment de tout ce qui était regardé comme ayant une valeur, à la fois par
la Mission et par les voleurs d'Abydos qui firent le travail, mais encore
en dépit de la destruction des restes sur le lieu. Les jarres furent mises
en éclats, expressément pour empêcher que quelque autre pùt en avoir.
Les vases de pierre, brisés anciennement par les fanatiques, sont ainsi
rappelés « ceux qui étaient brisés et que j'ai réduits en miettes1 » et
nous les trouvâmes en réalité en éclats; les monceaux de grandes jarres
qui sont dites avoir été trouvées dans le tombeau de Zer1 étaient entiè-
rement détruits ; lesjarres d'huile pour friction furent brûlées, comme
nous le lisons : « les matières grasses brûlent pendant des journées
entières, comme j'en ai fait l'expérience5», les restes les plus intéressants
de la chambre en bois de Zer, une masse carbonisée de 28 pieds sur 3,
retenus avec des liens de cuivre, ont entièrement disparu, et à propos
d'une autre tombe nous lisons : J'y rencontrai environ 200 kilos de char-
bon de bois4, qui ont tous été emportés. Les tablettes d'ivoire de Nar-
mer et de Ménès — les monuments historiques sans prix — furent
tous brisés en 1896 et jetés dans les décombres, d'où nous les avons
retirés, puis restaurés autant que nous le pouvions. Pour tout cela nous

1. Aniùlineau, Fouilles, 1897, p. 33.

2. Fouilles, 1898, p. 42.

3. Fouilles, 1896, p. 18.

4. Fouilles, 1896, p. 15.
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