Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 575
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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 575

fourni les données que j'ai enregistrées1. Mais ce qu'il y a de bien cer-
tain, c'est que parmi les tombes de ce côté est, il y en avait de curieu-
sement disposées, notamment le numéro 51, et M. Pétrie n'en parle
pas. Pourquoi? On pourrait douter avec raison qu'il l'ait vue. De môme,
pour les tombes situées au sud, M. Pétrie en compte vingt; je suis
tout à fait certain qu'il n'y en avait que dix-neuf; encore sur ces dix-
neuf tombes qui avaient été construites d'après un plan primitif, il y en
avait une qui occupait deux appartements funéraires, ainsi que je l'ai
fait observer. Voilà donc une inexactitude flagrante.

Il y en a d'autres. Les tombeaux de la rangée est et ceux de la rangée
nord étaient distants du tombeau central de 4m,70 environ; les mesures
de M. Pétrie sont trop faibles de 0m,70. Une erreur beaucoup plus
grande se trouve dans la distance à laquelle il place les tombeaux de
la rangée est : ces tombes étaient situées à 9 mètres environ de la tombe
centrale : M. Pétrie donne à peine 3 mètres. De même pour les tom-
beaux du sud, il y avait entre le mur est de ces tombes et le mur ouest
du grand tombeau, une distance de 6m,02 laquelle est donnée exacte-
ment pur M. Pétrie. Mais ce qui est bien plus grave, c'est que à l'ouest
— réellement au sud ouest — du grand tombeau, il y avait une sorte
d'avenue avec un pavé de terre battue qui occupait une grande partie
de l'espace dans lequel on n'avait pas disposé de tombes : M. Pétrie ne
parle pas de cette avenue et ne la signale pas dans son plan. Pour-
quoi? parce qu'il ne l'a pas trouvée et parce qu'il ne l'a pas cberchée,
parce que ses ouvriers lui ont encore dit qu'il n'y trouverait rien. Une
preuve qu'il en est bien ainsi, c'est qu'il ne signale pas, dans ses deux
volumes, un seul tesson de poterie avec inscription hiératique ou de
ces grands vases qui dataient de la XIXe dynastie : or, il n'est guère
admissible que pas un seul de ces fragments n'ait échappé à mes
ouvriers qui en ont laissé échapper tant d'autres. Comment se fait-il
donc que M. Pétrie ait laissé échapper une si belle occasion de me
donner une leçon? C'est qu'il poursuivait avant tout les antiquités
préhistoriques, sans se douter que ces fragments pouvaient lui donner

1. E. Amolineau : Les nouvelles fouilles d'Abydos, compte-rendu M extenso, vol. I,
1895-96, p. 136, n. 1-6.

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