Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 577

J'avais entendu parler avant de connaître le livre de M. Pétrie, de la
découverte importante qu'il a faite de bijoux remontant à la plus loin-
taine époque : la lecture de son livre m'a éclairé sur ce point et je vais
citer tout au long le passage où il en est question. « La plus importante
découverte de cette année est celle de joyaux dans la tombe du roi Zer
(Osiris), lesquels appartenaient à sa reine. Pendant que mes ouvriers
nettoyaient la tombe, ils remarquèrent parmi les décombres qu'ils en-
levaient un morceau de bras de momie (a pièce ofthe arm of a mummy)
avec toutes ses enveloppes. Il se trouvait dans un trou brisé [a broken
hole) dans le mur nord de la tombe — le trou vu au sommet de la
chambre près de l'escalier, pl. LVI des vues, n°s 3 et 4. Les quatre ou-
vriers qui le trouvèrent regardèrent à l'extrémité des linges et virent
une large perle d'or, la rosette du second bracelet. Ils ne cédèrent pas
au désir naturel de chercher plus avant et de l'enlever ; mais ils lais-
sèrent le bras où ils l'avaient trouvé jusqu'à ce que M. Mace pùt venir
et le vérifier. Rien, sinon avoir obtenu la confiance complète des ou-
vriers et le paiement pour tout ce qu'ils trouvaient, n'aurait jamais pu
faire qu'ils se comportassent de cette manière prudente en lace d'articles
de valeur. L'ayant vu, M. Mace dit aux ouvriers de le porter à nos huttes
et je le reçus tel qu'il était, sans le moindre dérangement. Le soir, les
plus intelligents de la troupe furent appelés pour assister à l'ouverture
des linges, afin qu'ils ne pussent avoir le moindre soupçon que je ne
m'étais pas conduit convenablement avec eux. Je coupai alors les linges
qui servaient de bandages, et, à notre grande surprise, je trouvai les
quatre bracelets d'or et de joaillerie (ihe four bracelets of gold and
jewellery) dans l'ordre où ils sont représentés sur le bras dans la pho-
tographie centrale du frontispice...

u On peut par induction arriver à connaître en quelque sorte l'histoire
du bras. Il n'avait certainement été vu par personne depuis le pre-
mier spoliateur (sic), ou l'or aurait été certainement enlevé. Et les
spoliateurs qui brisèrent le corps de la reine doivent être venus plus
tard que ceux qui creusèrent les trous dans les murs pour y chercher
un trésor. Nous pouvons donc reconstruire l'histoire de cette façon. La
toiture de la tombe s'était ruinée et avait laissé le sable passer à travers,
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