Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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592 LES NOUVELLES FOUILLES U'ABYDOS

ne doivent pas être pris comme des noms de rois, ou comme des noms

de reines, selon le besoin, comme fait M. Pétrie : agir ainsi est de la

■—.» ■—»

pure fantaisie et non de la science. De même les mots \*sP peuvent bien
désigner une offrande liquide, quoique les déterminatifs des deux cor-
beilles soient un motif suffisant pour penser à autre chose1. Aussi si
M. Pétrie n'a pas de raison plus sérieuses à donner, il faudra bien pas-
ser condamnation sur ce roi Djeser. J'examinerai cette question au troi-
sième chapitre de cet ouvrage et je puis dire déjà que je suis complète-
ment de l'avis de M. Naville.

M. Naville en veut surtout aux rois que M. Pétrie a rangés dans la
« dynastie zéro. » Tout d'abord le roi Ka \_j. « Dans tous les exemples

, la mai-

cités de ce prétendu roi, il est clair qu'il ne s'agit que de

son du Ka, et l'on ne soutiendra pas que le signe \_J ou qui se

trouve si souvent sur des vases de pierre ou de poterie, soit un nom de

roi. Ecartons donc d'emblée le roi \_J*. » M. Naville n'aurait sans doute

pas écrit ces lignes, s'il eût eu connaissance du troisième volume de
M. Pétrie intitulé Abydos, car dans les premières planches de ce vo-
lume, le nom de ce roi placé dans le rectangle est surmonté de l'éper-
vier. Or, cet épervier surmontant la maison funéraire est le signe qui
doit servir de pierre de touche en cette question; tout nom royal consi-
déré comme placé dans le rectangle, sans être surmonté de l'épervier,
doit être rejeté, à moins qu'on ait des exemples ou un exemple que le
même nom est surmonté du signe de Horus. M. Pétrie l'a oublié bien
des fois, mais pour ce cas, il a raison de considérer ce nom comme
royal, qu'il doive, ou non, se dire Ka.

M. Naville examine ensuite le cas de Sma ou Sam, et il montre que
ce prétendu roi n'a jamais existé, : je suis de son avis. Puis c'est le

tour de N'armer qu'il identifie avec le de la liste d'Abydos.

Dans le premier de ses articles, il avait déjà indiqué cette identification
comme possible; dans celui-ci, il regarde l'identification comme assu-

1. E. Naville, Les plus anciens monuments égyptiens, II, p. 5 du tirage à part.

2. M. Naville écrit 51 et 52 : il y a uue laute d'irnpressiou qui lui aura échappé.
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