Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 593

rée. « Les dernières fouilles de M. Pétrie, dit-il, nous ont donné la so-
lution vraie. Les cylindres 91 et 92 (II, pl. XIII) nous ont appris que le
nom tel qu'il se rencontre d'ordinaire, composé du poisson et du ciseau,
est la réunion de deux noms différents, le nom de double, et le prénom
que j'appellerai nom de cartouche, le premier se composant du poisson
seul, le second du ciseau seul. 11 en est comme du nom que j'ai trouvé

à Bubaste

1 °

, et comme celui de Pépi '. Le nom de \_|, c'est le pois-
son, le nom de c'est V qui, sur les cylindres, est identique ou

déterminatif du nom de et à ces instruments plantés dans un

morceau de bois qui, dans les textes des pyramides, déterminent le mot

J a cr~>. Je ne vois donc aucune raison pour ne pas reconnaître dans le

roi V le (3w?)06; de Manéthon, le premier roi de la IIe dynastie" ». Il est
bien certain que les deux cylindres en question, tels que les a publiés
M. Pétrie, ne contiennent dans l'intérieur du rectangle que le signe que
l'on a lu nar, quoiqu'il n'ait pas le moins du monde l'apparence que
les Egyptiens donnait au poisson nar. Il est non moins certain que dans
le rectangle contenant le premier signe, il y a l'autre signe répété trois
fois sous la largeur du rectangle, ou tout au moins un signe apparenté.
Cela suffit-il pour en tirer les conclusions que M. Naville en tire? Je ne;
le crois pas : tout d'abord dans les monuments gravés, où l'on a apporté
beaucoup plus de soin à la gravure que sur les cylindres en bois ayant
servi à mettre en relief les signes gravés primitivement en creux, le

signe y est placé entre les deux portes \ |, si bien que j'ai cru long-
temps que c'était un troisième signe semblable, équivalant aux trois
portes qui sont sur les façades de certains murs dans les tombes de
l'Ancien Empire. Ces gravures ont été faites dès les temps les plus an-
ciens et il n'y a aucune raison pour leur assigner une époque posté-
rieure à celle des inscriptions sur les cylindres qui couvraient les jarres.
Les signes de plus sont inconnus par ailleurs, sauf le second, s'il est

1. E. Naville, BubattU, pl. XXXII, D, et Lepsius : Xonigsbûch, 25 d, 2:> g.

2. E. Natille, Les plus anciens monuments égyptiens, II, p. 6 du tirage à part.
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