Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES U'ABYDOS 607

ment, et, comme le lecteur l'aura vu, les deux textes sont à peu près
les mêmes, sauf l'omission de deux ou trois mots qui manquent dans la
seconde, soit de la faute du graveur, soit de celle du copiste. Quoi qu'il
en soit, les deux inscriptions se comprennent très bien, elles sont
faciles à traduire, et telles qu'elles sonnent, il est facile de voir que
dans la première la découverte du plan du grand temple de Dendérah
est reportée au règne de Pépi Ier d'après la trouvaille qui fut faite dans
un mur en briques du palais roval et dont l'écriture remontait aux Sche-
sou-Hor. c'est-à-dire aux suivants de Horus. Dans la seconde inscrip-
tion, la trouvaille est dite avoir été faite dans un écrit ancien remon-
tant au temps de Khoufou, c'est à-dire à la IVe dynastie. Sans doute
l'auteur de ce texte crut avoir assez fait pour montrer l'antiquité du
plan de la faire remonter de la XVIIIe à la IV* dynastie; mais il y a bien
loin de cette idée à cette autre que le règne de Khéops pût être cité
comme l'équivalent en antiquité du temps des Schcsou-Hor. Aussi je ne
comprends pas très bien comment Chabas, M. Piehl et M. Naville aient
pu conclure de ce texte que peut être l'époque des Schcsou-Hor allait
jusqu'à la IVe dynastie. On ne conclut pas à un peut-être : la conclusion
doit être ferme et contenue dans les prémisses du raisonnement ; ou en
ce cas, elle n'est pas ferme et elle n'est pas contenue dans les prémisses.

Gomme défenseur de l'antiquité préhistorique, je peux citer encore
M. Maspero qui, en 1895. écrivait dans le premier volume de son His-
toirc des peuples de VOrient classique : « Les suivants d'IIorus, c'est-à-
dire ceux qui avaient suivi Horus pendant les guerres typhoniennes,
étaient mentionnés dans le fragment du Canon royal de Turin où l'au-
teur résumait la chronologie das temps divins'. Comme le règne de Râ,
le temps où ils étaient censés avoir vécu formait pour les Égyptiens de
l'époque classique le terme extrême au delà duquel l'histoire n'atteignait
pas». » Il serait oiseux de présenter maintenant d'autres témoignages.
Les paroles que je viens de citer ont été écrites l'année même de ma
première campagne de fouilles, avant que les documents que j'ai mis

1, M Maspero cite Lepsius, Auswahl der u iclitiglen Urkunden, pl. III, tragin. 1, 1.
p. 10. Je n ui malheureusement pas tel ouvrage sous la main.

2. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient cltissit/ue, I, p. 1*î2, noie o.

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