Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

autres égyptologues, car M. Pétrie aura beau faire, il ne saurait empê-
cher qu'il y ait eu d'autres égyptologues que lui, sachant les hiéro-
glyphes et leur valeur, ayant rendu à la science des services éminents.
Les petites poteries qui se trouvent encore au-dessus des tombeaux de
Daschour et celles qui encombraient la grande colline d'Om el-Ga'ab
sont exactement de même forme, de même facture et de même terre.
M. de Morgan m'a dit en avoir trouvé de semblables à Saqqarah, mais
je n'en ai pas vu. Voilà donc une série immense de monuments qui sont
antérieurs à la XVIIIe dynastie. Je ne dis pas que cette forme de pote-
ries soit exclusivement propre à la IIIe dynastie, ou même à l'Ancien
Empire ; je crois au contraire à la persistance des formes ou des idées
en Egypte, une fois qu'elles ont été inventées ; mais aussi l'on ne peut
nier, et M. Pétrie moins que personne, que ces poteries étaient d'une
époque antérieure à la XVIIIe, à la XII* et même à la IVe dynastie, car
trop souvent M. Pétrie a jugé de l'âge d'un tombeau par des monuments
qui pouvaient seulement provenir du culte des Ancêtres et par consé-
quent qui étaient postérieurs au temps où le bénéficiaire avait vécu.
Cette observation me suffit pour l'instant et je vais montrer à présent
que les monuments du culte d'Osiris s'échelonnent depuis la IIIe dynas-
tie jusqu'à et y compris l'époque chrétienne ; je retrouverai ensuite les
objections de M. Pétrie et montrerai leur inanité.

Je dois constater auparavant un fait que M. Pétrie a remarqué, car il
aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir, c'est qu'indubitablement
les monuments de ce culte sont bien plus nombreux à partir de la
XVIIIe dynastie qu'auparavant, mais il y en a assez aux époques anté-
rieures, pour montrer que le culte d'Osiris à Oui el-Ga'ab existait déjà.

L'Ancien Empire est représenté à Om el-Ga'ab par peu de monuments
datés ou quasi datés : il peut y en avoir en un certain nombre d'autres,
mais où est le moyen de les reconnaître quand ils ne portent pas d'ins-
cription ? Les poteries à part, et sur elles je viens de m'expliquer, il y
a cependant quelques monuments quasi datés de l'Ancien Empire.
Tout d'abord le lecteur se rappellera l'inscription trouvée parmi les dé-
combres de la grande colline ; cette inscription est la suivante :

. Elle se trouvait sur une table d'offrande
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