Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

mier chapitre de l'ouvrage de M. Pétrie; celles que je vais citer sont
au dernier chapitre, tout à la fin : « Quelques paroles d'explication sont
nécessaires pour la colline de Heqreshu. Elle est appelée la première
butte par M. Amélineau, mais elle n'a aucun rapport avec les tombes
royales. Les restes les plus anciens qui y ont été trouvés appartiennent
à une tombe sculptée, de la Ve dynastie, celle d'un individu nommé
Em/aza. Rien ne peut être daté ensuite jusqu'à la XVIIIe dynastie. En
ce temps, par suite de l'intérêt renouvelé pour les tombes royales,
cette élévation devint vénérée : peut être les ruines du mastaba d'Emzaza
furent-ils pris à tort pour une tombe royale. C'était la coutume pour les
personnes enterrées ailleurs — probablement à Thèbes — d'envoyer
un très bel ouschabti pour y être enterré, en compagnie souvent de
modèles en bronze de jougs, de confies et de houes, car l'ouschabti
devait travailler dans le royaume d'Osiris. Les plus beaux de ces
ouschabtis étaient trois ouschabtis de Heqreshu dont nous avons
donné le nom à la colline' ».

Ce qu'il y a à retenir pour le moment de ces citations, c'est que
M. Pétrie dit avoir trouvé des restes sculptés d'une tombe qu'il attribue

ushabtis of some balf dozen persons were fourni hère and about the samc number
were fourni by tlie Mission Amélineau. »

1. lbid., p. 32. « A few wards of oxplanation of Heqresliu liill are needed. Il is callcd (lie
first butte by M. Amélineau, but it bas no connection with ihe royal tomba. Tlie oldest
remains fourni there are pièces of a sculptured tomb of tho V'1' Dynasty, of a man named
Emzaza. Notbing can be there after that until the XVIII'1' Dynasty. At that time with
the revived interess in the kings' tombs, tins rise became veneratcd : very possibly the
ruins of the mastaba of Emzaza were mistaken for a royal tomb. Il was the custom for
persons buried elsewhere — probably at Thebes — lo send down a very line Qshàbti to
be buried here, often accompanied by brouze modela of yokes and baskets and hoes, for
the ushabti to work with in the kingdom of Osiris. The fiuest of thèse ushabtis were
three of Heqreshu, froni whom we named the hill ». J"ai cité le texte de ces deux pas-
sages afin de montrer quel est le style de M. Pétrie : il serait difficile d'en trouver un
plus impropre et plus incorrect. L'obscurité y est extrême et il faut trop souvent devi-
ner ce qu'il a voulu dire et ne pas s'en tenir à ce qu'il a dit. C'est sans doute lui faire
des conditions trop douces, mais il vaut mieux pécher par excès dans ce sens que par
défaut. Si l'on voulait relever tous les non-sens qui émaillent son ouvrage, on aurait
fort à faire. Que le lecteur observe seulement la phrase : « C'était la coutume pour les
personnes enterrées ailleurs d'envoyer, etc. )> Comment des personnes déjà enterrées
peuvent-elles envoyer des ouschabtis à Abydos ? Ce que voulait dire M. Pétrie se com-
prend, mais ce qu'il dit !!
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