Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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624 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

musée de Gizeh et qui est maintenant au musée du Caire a bien été
trouvée dans la première butte et, comme M. Pétrie admet que cette
première butte qui n'avait aucun rapport avec les tombes royales en avait
au contraire avec le culte d'Osiris, il est bien certain que ce culte était
connu dès le commencement de la XII0 dynastie et que par conséquent
on n'a pas eu besoin d'attendre la XVIIIe dynastie. Il serait complète-
ment inutile d'objecter que cette table d'offrande avait été déposée
d abord au temple d'Osiris, à Kom es-Soultan, et qu'on l'a ensuite
transportée à Om el-Ga'ab : les stèles que Mariette a trouvées en place
protestent contre cette objection, car pourquoi eùt-on déplacé la table
quand on n'a pas déplacé les stèles ?

Cette table d'offrandes n'est pas le seul monument royal trouvé à Om
el-Ga'ab : dans les décombres de la grande colline on trouva la première
année une sorte de bas-relief brisé sur lequel on lisait clairement dans

une inscription en partie double et affrontée \ | o V. LJ U UA e* de

L'autre côté on ne voyait que les signes*^ \. C'est cette inscription frag-
mentaire qui servit de prétexte à M. Maspero pour dire à l'Académie des
Inscriptions et Belles-Lettres que les monuments trouvés pendant la
première campagne de fouilles appartenaient à la XIIe dynastie. Je ne
sais de quoi faisait partie ce fragment de bas-relief, mais quand on le pose
en face d'autres bas-reliefsconsacrés parles rois d'Egypte, soit à laXXll0,
soit à la XXVIe dynastie en ce même lieu, on est tout naturellement porté
à croire que c'était pour le même usage et pour la même raison. Ce roi,
dont le prénom seul est contenu dans le fragment, était le roi Amenem-
hat II, le successeur d'Ousortesen l'r, d'où il suit que le culte d'Osiris
pratiqué par le père le fut aussi par le fils, et qu'il y eut continuité de la
part de ces deux rois.

Cette continuité se trouve interrompue tout à coup et il nous faut
sauter jusqu'à la XVIIIe dynastie pour trouver un nouvel exemple du
culte rendu à Osiris. Est-ce à dire qu'il n'y en eut pas dans l'intervalle ? Il
serait bien osé de prétendre le contraire. Je suis persuadé que certains
des monuments trouvés appartiennent à cet intervalle, comme les ob-
jets votifs trouvés dans la première butte, courtes, boues, briches, pe-
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