Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 638
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638 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

tout entière a été violée : il faut examiner tout d'abord si certaines
parties du tombeau sont à peu près restées intactes et si c'est dans ces
parties presque intactes que le nom du roi a été rencontré : si ces con-
ditions n'ont pas été remplies, l'on ne peut ajouter aucune confiance à
un auteur qui affirme que le tombeau est celui du roi dont le nom a été
rencontré. Nous allons voir maintenant que tous ces principes ont été
violés par M. Pétrie dans sa chronologie des rois découverts à Oin el-
Ga'ab, et cela parce qu'il ne s'en est pas préoccupé le moins du monde,
estimant que son seul sentiment tiendrait lieu de raison à tout le
public savant.

Avant de dresser la liste des rois trouvées au cours de ces dernières
années, il est utile de se demander comment on peut arriver à con-
naître quels sont les rois, et sur quels indices on s'appuie. Tout d'abord

pour certains de ces rois, on trouve les titres de 2^2 et de 1^
devant les noms propres royaux, aussi bien devant ceux que l'on con-
naissait déjà que devant ceux que l'on ne connaissait pas. Pour les
noms qui rentrent dans cette catégorie, il n'y a aucun doute à entrete-
nir : ce sont bien des rois.

Mais il y en a d'autres dont les noms sont répétés sur des centaines
de monuments et pour lesquels on n'a pas rencontré une seule fois les
titres de Roi du Midi et du Nord ou de Vautour de la Haute Egypte et
à'Urœus de la Basse Égypte. Cependant on a pour ceux-ci un critérium
infaillible, c'est la présence devant le nom du titre à'épervier, Horus,
soit que cet épervier s'élève au-dessus de la maison du double, comme
c'est le cas de beaucoup le plus général, presque universel, soit au con-
traire qu'on le trouve devant le nom exprimé simplement, sans être
renfermé dans le rectangle qui lui est consacré dans la maison du
double. Cette maison du double est faite d'ordinaire tout uniment sur
les stèles ou les sceaux gravés sur les bouchons en terre ; mais encore
assez fréquemment il se trouve que, sur les inscriptions que l'on peut
lire sur les panses de certaines grandes jarres en terre, cette maison
surmontée de l'épervier est entourée de traits qui forment comme une
enceinte à angles rentrants et sortants, laquelle entoure la maison. Il
arrive parlois que le rectangle qui contient le nom du double est
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