Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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que, s'il faut s'en rapportera la majorité, nous devons résoudre en fa-
veur de Tordre inverse de la statue de Gizeh, en plaçant d'abord Nou-
teren, puis Râneb. S'il en est ainsi que deviennent les identifications,
proposées et adoptées, par M. Pétrie, de Râneb avec Kakaou et de
Nouteren avec Banouteren? fl faudrait avoir une certaine et forte dose
d'audace pour prétendre retrouver Kakaou dans Râneb ; aussi M. Pétrie
n'y a-t-il point songé, et il ne place Râneb au second rang de la IIe dy-
nastie que parce qu'il a placé Hotep-âhâoui au premier, quoique la liste
de Séti 1" mette Boudjaou, et que parce qu'il identifie Nouteren avec Bi-
notbris ou Bannouter, laquelle identification est tout ce qu'il y a de plus

fantaisiste et de moins fondé. Tout d'abord l'élément 3^5? n'existe pas
dans le nom du roi de la statue de Gizeh et des monuments récemment

découverts, el de plus dans le nom de la liste de Séti ^7 ^"^««L,» °,ue la
liste de Saqqarah écrit ^J^l \ , ce qui arrive au même, le — qui suit

| est placé après par la raison de majesté ou de dignité, c'est une vé-
ritable préposition servant à unir deux noms, tandis que l'on se deman-

drait ce que ferait la préposition ****** dans le nom ^J^,? Par conséquent
Nouteren ne peut pas être identifié avec Binôthris; par conséquent les
deux autres rois ne sont pas à leur place : il a fallu toute la légèreté
de M. Pétrie unie à toute sa confiance en lui-même pour oser présenter
de pareilles identifications. Mais nous ne sommes pas au bout.

XXI. Le roi ffff, nommé par M. Pétrie Zerta. M. Pétrie, ainsi que je
l'ai dit au cours du dernier volume, a reçu de M. Quibell, la lecture
Zer pour le signe que le lecteur trouvera à la planche XV, n" 8; je ne peux
pas savoir d'après quelles considérations M. Quibell a été conduit à la
lecture Zer, car il y a un monde entre le signe par lequel s'écrit le nom
de ce roi et le signe Çk, djer'. Dans l'intervalle de temps qui a séparé
la publication de son premier volume et celle du second, il a ajouté à
ce premier nom la syllabe la, Ztrta, et comme la syllabe ta finit aussi

1. J'ai cru d'abord que ce signe pouvait èlre lu Kheuti. mais ma croyance n'a pas
duré longtemps, et je préfère avouer maintenant que je ne connais pas ce signe : je se-
rai en cela en bonne compagnie.
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