Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 679

comme il le faudrait ici. De plus la stèle de Schiri nous a conservé le
nom de Perabsen renfermé dans un cartouche. En outre il y a plusieurs
rois dont les noms contiennent l'élément Sekhem, d'abord le Kha-se-
khem de M. Quibell dont il sera question plus loin; ensuite le Kha-se-
khemoui que je crois désigner Set et Horus ; en troisième lieu le Sekhem-
ab dont il est ici question, et enfin le Sekhem-perabsen du sceau de
M. Pétrie. Il semble bien plus probable d'après cette énumération que
le roi Sekhemab est différent de Sekhem-perabsen, que celui-ci diffère
de Perabsen, comme Ivhasekem diffère de Kasekhemoui. Quant à la place
que doit occuper Sekhemab, comme son nom a été trouvé dans le tom-
beau etqu'il n'a été trouvé que là, il estplus que probable qu'il lui a été
postérieur, d'après ce principe que c'est le nom du successeur qui se
trouve dans un tombeau royal en même temps que le nom du posses-
seur, et non pas le nom du prédécesseur. Par conséquent, jusqu'à nouvel
ordre, Perabsen doit être considéré comme différent de Sekhemab et
celui-ci doit être placé après Perabsen.

Pour en finir avec Perabsen, je ne dois pas oublier que ce nom semble
à M. Maspero avoir été le nom d epervier du roi Send 1 : je ne peux par-
tager cette opinion pour les mêmes raisons qui s'opposent à l'adoption
des théories de M. Pétrie. Schiri est dit prêtre de Send et prêtre de Pe-
rabsen, et nulle part sur les si nombreux cylindres qui proviennent du
tombeau de ce dernier roi on ne trouve le plus petit prétexte qui puisse
porter à supposer que Perabsen soit le nom d'épervier du roi Send ; même
on peut conclure que le dit Perabsen n'avait pas un nom d'épervier
mais un nom d'animal typhonien, car c'est toujours, sans exception, le
symbole de Set qui surmonte le rectangle où se trouve le nom.

XXVI. Le roi Horhôtep. L'absence de l'épervier sur le rectangle et
la cassure de la pierre dans la partie où devaient se trouver les derniers
signes du nom, rendent incertaine la question de savoir s'il s'agissait
d'un roi ou simplement de la tombe d'un roi, car le rectangle aurait pu
avoir une porte, et alors nous aurions le signe Q au lieu du rectangle.
Cependant je dois noter qu'il serait étrange que nous eussions en pre-

1. Maspero, Les premières dynasties égyptiennes, d'après les dernières découvertes,
dans la Hevue encrclopédii/ue Larousse, 21 avril 1900, p. 306.

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