Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

pierre de Palerme. Cette pierre qui a été appelée, depuis les dernières
découvertes, à jouer un rôle si important pour la question qui m'occupe,
mentionne entre autres choses la naissance de certains dieux. Elle a été
expliquée d'une manière très précise par M. Naville, que je ne puis suivre
cependant dans toutes ses conclusions. Voici les noms des différents
dieux dont elle mentionne la naissance : Anubis, les deux Rekhti, Ouast,
Min et Anubis, pour la seconde fois, Seschait et Mafet, Khasekhemoui et
Min pour la seconde fois La double mention d'Anubis et de Min ne
laisse pas que d'être assez embarrassante, car enfin s'ils étaient nés en
un premier jour, ils ne pouvaient plus naître en un second; cependant

j'admets pour prouvé que le mot égyptien fj] veuille dire naissance
dans les passages de la pierre de Palerme où il se trouve. Nous
sommes donc en présence de neuf naissances divines, dont deux sont
répétées, ce qui les réduit à sept. Sur ces sept, six sont sans le moindre
doute des naissances de dieux et de déesses du panthéon égyptien;
comment dès lors peut-on conclure que le septième nom est un nom de
roi ayant rendu de grands service à l'Egypte, comme le fait M. N'avilie?
N'est-il pas au contraire plus logique et plus vraisemblable de conclure
aussi que la naissance de Khasekhemoui est une naissance divine au
même titre que celles qui précèdent? Mais, dira-t-on, comment Set et
Ilorus ont-ils pu naître en un même jour? D'abord ils ont pu naître le
même jour en des années différentes; de plus, c'est ici que l'arrange-
ment pourrait avoir eu lieu, arrangement systématique et religieux, et

de plus il se pourrait très bien que le mot [|] désignât ici le jour où les
divers personnages dont il s'agit sont nés, non de leur naissance sur la
terre, mais de leur naissance dans le panthéon égyptien, c'est-à dire
ont été mis au nombre des dieux protecteurs et ancestraux.

Les textes de la pyramide de Téti m'offrent une phrase qui ne peut

s'entendre que dans ce sens de protecteur que j'attribue au mot j;

1. Naville, La Pierre de Palerme, p. 15-16 du tirage à part. Malgré les efforts de
M. Naville, bien des points restent encore obscurs ; mais c'est plus la faute d'un texte
rempli d'obscurités que celle de M. Naville.
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