Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 701
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1905bd3_2/0352
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

701

déjà répondu à celte objection en disant que l'explication donnée par
M. Pétrie n'était pas la seule possible, et que l'on pouvait tout aussi na-
turellement comprendre que le roi Merbapen avait entassé ses offrandes
au roi Adab ou Adarep dans une chambre spéciale adjacente au tom-
beau de ce roi. Quant à la présence de l'animal typhonien sur ce rec-
tangle de Perabsen, ou de l'épervier sur les autres, je pourrais dès ce
jour donner une explication qui aurait tout au moins l'attrait de la nou-
veauté ; mais pour rendre cette explication compréhensible en tous ses
détails, il me faudrait entrer dans des développements qui ne seraient
pas de mise en ce compte-rendu. Je les donnerai bientôt, j'espère, dans
un autre ouvrage qui suivra celui-ci, que je n'aurais pas pu écrire sans
celui-ci et dans lequel je pouriai tout au long donner mes idées sur
l'évolution de l'idée religieuse en Egypte.

J'aurais pu ajouter d'autres conclusions ayant rapport à l'histoire de
l'art, de l'indu strie, et par conséquent de la civilisation humaine ; mais
je crois en avoir assez dit au cours de mes trois comptes-rendus pour
ne pas avoir besoin de le répéter ici. Le lecteur qui m'aura suivi jus-
qu'au bout de ce long ouvrage aura sans doute observé bien des dé-
faillances, mais il aura, je crois, remarqué aussi que ces défaillances,
je les ai réparées autant qu'il m'a été possible, que je me suis affermi à
mesure que l'expérience des fouilles m'est venue, que mes idées se sont
précisées, et surtout que, dans tout cet ouvrage, ma bonne foi a été en-
tière et n'a jamais varié. 11 trouvera aussi dans les pages qui vont suivre
et qui sont sorties de la plume de savants autorisés ayant bien voulu
se laire mes collaborateurs, les conséquences purement physico-scien-
tifiques ressortant de l'examen de plusieurs séries d'objets que je ne pou-
vais prétendre k expliquer. Je regrette seulement que cette collabora-
tion ne soit pas venue plus tôt, surtout de n'avoir pas eu le bonheur de
connaître dès la première année M. le Dr Capitan dont l'autorité est
universellement reconnue et quia bien voulu me trouver les deux autres
collaborateurs qu'il s'est adjoints. Je dois l'en remercier ici et aussi re-
mercier M. Cayeux et M. Papillaud de leur précieux concours.

J'écris ces pages avant de savoir quelles seront les conclusions de
leurs études respectives : si par hasard elles sont contraires aux idées
loading ...