Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

N° XIII. Porphyrite amygdalaire très altérée (se retrouve souvent
en Crète et dans la Méditerranée orientale). — Formée de petits cristaux
de feldspaths variés, d'amphibole et de pyroxène.

L'aspect de cette roche est assez particulier : on constate une pâte
brun grisâtre renfermant de petits amas noirs. Puis, noyés dans cette
masse, de grands cristaux blancs à bords ordinairement rectilignes.

N° XIV. Leplynite très grenatifère. — C'est une sorte de gneiss, à
grains très fins, finement rubanée, pauvre en mica, riche en grenats
souvent disposés en rangées parallèles alternant avec des grains de
quartz. On sait que le gneiss est composé, comme le granité de feld-
spath, quartz et mica affectant une disposition schisteuse.

Le morceau de grand vase d'où provient le fragment examiné pré-
sente une cassure cristalline et grasse. Il est tout à fait translucide sur
les bords. La surface est très fine et a pu être très bien polie. La colo-
ration générale est variable suivant des zones rubanées larges de plu-
sieurs centimètres, tantôt gris vert assez foncé, puis gris, tantôt fran-
chement blanc grisâtre et enfin rosé. C'est une fort belle matière.

N° XV. Serpentine. -*■ Matières verdâtres ou jaunâtres, à cassure
esquilleuse, éclat terne : ce sont des produits d'altération de silicates
magnésiens anhydres, particulièrement du péridot.

L'échantillon de vase en cetle matière est notablement moins dur que
les autres. Tandis que ceux-ci rayent l'acier, cette serpentine est rayée
par l'acier. Aussi est-elle bien moins bien polie que les autres échan-
tillons. Elle présente un aspect noirâtre avec petites taches blanches
disséminées. Par place, il y a une contexture schisteuse; en d'autres
points il existe des traînées noirâtres. Enfin une partie du bord de vase
étudié ici est blanchâtre et un peu plus loin brun pâle rougeâtre.

Ces courtes descriptions permettent de constater tout d'abord que
pour plusieurs spécimens il aurait été impossible de dénommer exac-
tement la roche de visu : tel est le cas, par exemple, pour les numéros
2, 12 et 14. Seul, l'examen microscopique en lumière polarisée a permis
de les déterminer comme pegmato-syénite, pegmatite et leptynite.

Ce n'est que par ce moyen aussi qu'il est possible de différencier
certaines roches d'aspects très analogues et qui sont néanmoins fort
différentes les unes des autres. Telles le n° 14 (leptynile) et le n" 1
(syénite) qui macroscopiquement se ressemblent beaucoup.

11 en est de même pour le n" 10 (granité à gros éléments), le n° 13
(porphyrite amygdalaire) et le n* 7 (gabbro passant à la dronte) qui ont
une assez grande analogie macroscopique et qui pourtant sont des
roches différentes.
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