Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,2) — Paris, 1905

Seite: 728
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1905bd3_2/0379
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
728

LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

Le second type est constitué par de minces et délicats petits couteaux
avec deux arêtes longitudinales, plus étroits du côté du bulbe et légè-
rement élargis à l'autre extrémité qui est finement retouchée en pointe.
C'est un type que nous trouvons aussi dans nos stations à industrie
solutréenne.

M. Amélineau a également recueilli une série de superbes pièces en
quartz hyalin d'un travail absolument extraordinaire, étant donné sur-
tout l'extrême difficulté de la taille et surtout de la retouche sur le
quartz hyalin. A noter d'abord l'extrémité d'un grand couteau large de
35 millimètres et qui par conséquent devait mesurer une vingtaine de
centimètres de longueur au moins, presque aussi finement travaillée
que les couteaux en silex et presque aussi mince. Si ce couteau a jamais
existé tout entier, c'était là le maximum de la perfection de la taille de
la pierre.

Dans la môme série figurent seize pointes de flèches en quartz hyalin
également fines, allongées, avec pédoncule à la base mesurant de 35 à
75 millimètres de longueur. Le travail en est également particulière-
ment fin et délicat, d'autant plus que ces pièces ont une assez grande
épaisseur, leur section est en effet presque ovulaire. II y a là, comme
on le sait, une difficulté de retouche toute spéciale. Elles rappellent
certaines pièces rarissimes de l'Amérique du Nord, également en
quartz.

M. Amélineau a aussi recueilli 35 bracelets plus ou moins complets en
pierre et la plupart en pierres dures (schiste, albâtre, cornaline, jaspe
rouge, silex gris) ; quelques-uns plats mesurent 1 à 2 centimètres de
hauteur mais la plupart très minces n'ont guère plus de 5 millimètres
d'épaisseur. Ils ont une section circulaire ou ovale. Le travail de ces
bracelets est tout à fait remarquable, ils sont soigneusement polis et
d'une grande finesse. Ce sont'de fort curieuses pièces et bien spéciales
à l'Egypte, au moins pour ce qui est des bracelets très minces en pierres
dures.

Un lot bien curieux aussi, également recueilli à Abydos dans le
môme gisement par M. Amélineau, est constitué par la série des flèches
en bois avec armatures en bois, os et ivoire. La flèche tout entière me-
sure 45 centimètres de longueur avec encoche à la base. L'armature a
ordinairement une forme allongée, toujours terminée en cylindre à la
base. Cette base pénètre dans le bois de la flèche et y est parfois fixée
avec une sorte de bitume encore apparent.

Ces diverses armatures sont au nombre de 34, en os ou en ivoire, et
de 25 en bois. Elles sont tantôt cylindriques, renflées vers la pointe.
loading ...