Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Explication de la Planche troisième.

Quel œil , sensible à l'harmonie des proportions , ne
sera pas flatté, à l'aspect de cette simplicité, de cette
unité de forme que présente le chef-d'œuvre de l'archi-
tecture grecque , le temple de Minerve, dit le Partké-
non d'Athènes ?

Quel voyageur assez heureux pour fouler la terre cé-«
lèbre de la Grèce , pour gravir avec impatience le ro-
cher de l'Acropolis, n'a pas été frappé de l'effet impo-
sant de ce portique, de sa majesté, et n'a pas au pied
de ces colonnes , rendu , par son admiration , un juste
hommage au goût épuré de Périclès , au génie de
Phidias ?

Pouvait-on, avec des moyens plus simples, produire
un plus grand effet? Un parallélogramme rectangle,
ayant huit colonnes en péristyle sur la face, et dix-sept
sur le flanc, compose toute la magie que présente cet
édifice, dont la blancheur,frappée des rayons du soleil,
réfléchissait au loin son éclat sur les plaines de l'Atti-
que. Un mur lisse recevait les ombres de ces colonnes
et faisait valoir leur forme cylindrique , revêtue du
doux travail de leurs cannelures. La richesse de l'enta-
blement qui les couronne et qui dessine sans interrup-
tion la forme simple du parallélogramme, la légèrein-
clinaison du toit de marbre , ses deux extrémités qui
produisent ce fronton élégant, noble et léger dont les
modernes ont tant abusé, et qu'ils ont si souvent défi-
guré , achèvent de dessiner cette masse admirable, mâle
et légère à la fois , où l'œil se repose avec charme, et
qu'il veut parcourir sans cesse, parce qu'il la conçoit
çt la suit sans effort.

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